jeudi 5 novembre 2009

Brisés

J'efface ce billet ci car après coup, et un peu tard, il m'est apparu que j'y racontais des évènements très personnels de la vie d'une autre personne, ce qui est de la dernière indiscrétion.
Bien sur avec le peu de détails que j'ai mentionné, ni nom, ni lieu, personne ne risquait de la reconnaître.
Personne ... sauf elle.
Je ne voudrais pas rajouter à sa douleur si par grand hasard elle trouvait son histoire exposée au tout venant.

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mardi 3 novembre 2009

Once

c'est l'histoire d'un mec qui rencontre une nana.
Ils ne font pas l'amour, ils font de la musique ensemble.
J'aime bien ce film.



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samedi 24 octobre 2009

Il les a mis !

"Il" c'est mon petit, que je me complais à appeler ainsi surtout quand on se fait la bise , qu'il se plie en deux pour se pencher jusqu'à moi, et qu'en retour je me vois obligé de cambrer fortement la nuque pour lui tendre une joue.

"Les" sont une paire de lentilles de contact qu'il a à l'essai ce week-end pour voir s'il les supporte.
Il n'a pas réussit à les mettre hier chez l'ophtalmo, même en y passant une demi-heure avec les conseils de l'assistante. L'opthtalmo a décrété " si tu réussis a les mettre ce week-end, revient me voir lundi avec tes lentilles sur tes yeux, je te ferai l'ordonnance"

Et donc ce matin mon petit dévale l'escalier à toute blinde comme d'hab en claironnant "J'en ai mis une !". La deuxième n'a pas tardé tant mieux tant mieux.

Et ça me remplit d'aise parce que c'est un choix qu'il a fait de lui même et que la motivation de cette initiative est qu'il a envie de se sentir mieux dans son corps, plaire aux autre et aller au devant d'eux. Et puis bien sur il y a les filles :)
Ce serait donc la fin d'une longue période ou il restait enfermé dans sa chambre à ruminer sur la triste condition humaine .

Et je suis content tout simplement parce que lui il l'est :)
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dimanche 18 octobre 2009

Poème


Comment j'en suis venu à rechercher le texte de ce poème ces jours ci ? je ne sais plus. En tout cas c'est un souvenir d'enfance pour moi. Il y avait à la maison un petit recueil des poèmes de Prévert et mes soeurs et moi nous entrainions à en dire quelques un du mieux possible, en prenant pour modèle un disque 45 tours ou Yves Montand interprétait "Barbara" et "pour faire le portrait d'un oiseau".
Je crois que ces dernier temps mon travail à pris un rythme tel que je me suis retrouvé saoulé, gavé de termes techniques, d'acronymes et d'abréviations issues de la "culture d'entreprise" qui a fortement tendance à faire oublier aux gens qui ils sont. J'ai egalement identifié un petit stratagème, pratiqué depuis des siècles en fait, qui consiste à employer des mots incomprehensibles en réunion, afin de river le clou à son interlocuteur, façon "j'en sais plus que toi".
Donc j'ai eu besoin de retrouver du vrai langage avec des vrais mots, qui menent à un vrai partage, et Prévert parle à tout le monde je crois bien. Il ne fait pas le snob, lui.
J'ai essayé de prendre un ton naturel mais le verdict est la: je l'ai fait écouter à ma famille en fin de repas, et ils ne m'ont pas reconnu de suite. Diantre ! Ce n'est pas le microphone qui est en cause je crois, c'est moi: j'ai du parler d'une voix plus grave que d'habitude et avec un ton de crooner. J'ai voulu plaire, quoi. Cela dit ça m'a permis d'attraper quelques très jolis oiseaux au passage ♥ :)


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vendredi 16 octobre 2009

Equation


Bon je n'arrive a écrire en détail en ce moment.
Si j'essaie de résumer ce que je voudrais raconter aujourd'hui, ça donnerait:

A: hier soir cette jeune femmme, une ex-collegue pour qui j'ai éprouvé beaucoup de désir il y a plus de six ans de ça,me propose qu'on se rencontre ce week-end puisqu'elle passe dans ma région.

B: je n'arrive pas à déméler le lard du cochon quand ma chérie répond à cette proposition en rigolant"Non non non, tu es seulement pour moi" en me serrant dans ses bras.

C: Depuis hier soir que je réfléchis à ce dilemne , il faut bien que j'admette que j'ai toujours un désir pret à se réveiller pour cette jeune femme, que je n'ai pourtant plus rencontré depuis six ans. Nous somme juste encore relié par quelques coups de fil professionnels. A croire que j'ai develloppé tellement de fantasmes à son sujet à l'époque qu'ils sont restés imprimés en moi.

Seule conclusion possible: lui répondre, à cette jeune femme, que MALheureusement je ne suis pas dispo ce week-end.

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hum ...




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dimanche 11 octobre 2009

Allez tiens va, t'as bien mérité :)

Pour ta coopération !
(un peu recalcitrante mais qu'attendre d'autre d'un âne ?)

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vendredi 9 octobre 2009

Ne lis pas ça ! (brouillon de mail)


J'ai, dans le répertoire "brouillons" de ma messagerie un certain nombre de messages jamais envoyés. Dans celui ci, à la relecture je me suis aperçu que je parlais essentiellement de moi au lieu de réellement m'adresser au destinataire du message. Voila pourquoi, entre autres, je ne l'ai pas envoyé. Je l'ai censuré un peu pour masquer l'identité de la personne à qui je m'adressais.
Ce mail commençait donc comme ceci:

sujet: Ne lis pas ça !
...puisque tu n'as pas envie d'en parler.
Sinon tu continues de ton plein grès et je décline blablabla Ok ?
si NOK bisous A+ :)

sinon ..........


Ça reste une interrogation pour moi de t'avoir rendu "un peu perplexe un peu triste" en ayant peint un portrait plutôt flatteur de toi. Pourtant c'est bien comme cela que je te perçois, et, est-il besoin de le préciser ? ce n'était pas une déclaration d'amour ! Alors je m'interroge, je fais des hypothèses, que je te livrerai sans complexes puisqu'en général je me plante complètement.

Ce qui n'est pas une supposition, c'est que le portrait que j'ai fait de toi représente un certain idéal de ce que j'aurais aimé être mais que je n'ai pas réussi à devenir. J'aurais pu faire des études plus poussées. J'ai eu très tôt le goût pour les technologies, l'électricité et ses dérivées. Dans les petites classes j'avais de grandes facilité à apprendre, toujours classé dans les meilleurs jusqu'en classe de quatrième environs. Le hic est que j'avais ces très bons résultats sans aucun travail personnel, les leçons étaient sues dès qu'on me les avait faites, et si l'instit me le demandait, j'enchaînais les exercices en direct live sans erreurs (parce que je ne les faisais pas chez moi bien sur) . Je n'ai donc pas appris à travailler ni pris l'habitude de le faire. Au bout d'un moment dans la scolarité, ça ne pardonne pas. D'où des résultats miteux au Bac. J'ai ensuite
sauvé les meubles en cours du soir. Mais je garde le complexe du "non-ingenieur"

J'aurais pu aussi être meilleur musicien que ça, comme toi. Dès les cours de flûte à bec en 6eme j'ai montré des facilités à apprendre et un goût certain à jouer. Mais je trichais un peu: une de mes sœurs déchiffrait la partition pour moi, ensuite je jouais d'oreille. Placer mes doigts et contrôler mon souffle n'était pas un problème, enfin pour le niveau qu'on attend d'élèves de 6eme au collège. Mais bien sur, apprendre à lire quelques notes sur une portée, ça c'était du vrai boulot, assez fastidieux, donc pas pour moi lol !
La guitare je l'ai abordée seul. Mes sœurs avaient abandonné à la maison une vieille 12 cordes dont le manche avait été cassé et recollé, donc on n'y montait plus que six cordes. J'ai appris avec un songbook de Léonard Cohen en notation tablature et avec un disque de lui. Et personne pour rectifier mes erreurs bien sur. J'ai enchaîné par du picking, un style un peu frimeur, j'avais acheté une méthode avec disque inclus. Un jour que je jouais un morceau fraîchement appris, mon frère-sarcastique a déboulé dans ma chambre en lançant: "Mais qu'est ce que tu joues bien !" puis il a eu l'air très surpris: en fait il croyait que la musique venait du disque et voulait donc me narguer. Bien attrapé il fut.
J'ai continué ainsi à apprendre + ou - par moi même, sans prof pour me guider, en changeant de style comme on change de chemise. Bref je n'ai rien approfondi, rien maîtrisé. Pas la capacité de travail ni de concentration suffisante, quoi. J'ai pris des cours sur le tard, avec des profs plus ou moins valables. Ça doit être à cette époque la qu'on me disait parfois que je pourrais faire quelque chose de ma guitare. Et puis j'ai eu mes enfants, et je n'avais toujours pas la capacité de travail suffisante pour tout mener de front. Il est connu que le classique que tu pratiques demandes une rigueur sans failles et un travail soutenu , mais même un guitariste pop/rock/jazz/variété qui veut être bon doit aussi faire des gammes et s'entraîner au métronome.

Quant au sens civique, ou des responsabilités politiques ou tout simplement humaines, enfin ta volonté de "sauver le monde" et bien je ne sais pas pourquoi ils me font défaut. Peut-être à cause d'une éducation religieuse "à l'ancienne", et qu'une fois que j'ai démasqué l'énorme escroquerie que de me faire croire en Dieu, aux anges, au paradis etc, je n'ai plus voulu jamais croire ou m'engager dans quoi que ce soit, ni croire non plus que quoi que ce soit pouvait durer ou être sauvé. C'est sûrement ce que je peux rectifier le plus facilement maintenant. Parce que sauver la planète et la nature humaine est une cause bien réelle.
Ta capacité de travail et d'activité non-stop par contre je ne l'aurais jamais ...

Mais je te parle de moi alors que ce n'était pas mon propos initial.
Est ce que tu as l'impression que j'ai une fausse image de toi parce (tu) ne transcrit pas tout ce que tu es ? Il est certain que je ne peux pas savoir ce que tu ne dis pas, mais ça ne change en rien les choses que tu racontes, sur lesquelles j'ai fondé mon opinion sur toi. A moins que tu ne me révèles qu'en fait tu es une sérieuse killeuse ou quelque chose comme ça et que (censuré) n'est qu'une couverture, je ne vois pas ce qui me ferait changer d'avis. Si ça peut te rassurer, je crois éprouver aussi le "complexe de l'usurpateur" quand sur un forum en particulier je reçois trop de compliments "mais quel mari merveilleux", "mais quel père attentif", "quel couple enviable".
Pourtant je n'ai pas raconté mes aspects les plus "noirs".
Bon je suis gêné de ramener ça sur le tapis, tu m'as bien dit ne pas vouloir en parler.
Je devrais respecter ça.


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lundi 5 octobre 2009

Tous devant, tous devant !





Et lui derriere !


Mais l'important est de participer, s'pas ?


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vendredi 2 octobre 2009

Galère ...

...ben me vla au boulot à essayer a dépanner un f**cking truc d'une de mes échéances pro importante de ce mois ci. Ca se passe dans une exposition ou ma boite à un stand, d'ou l'importance, l'image de marque, la vitrine, etc...
Et ça marche pô.
Enfin pas complètement.
Le genre de panne bizarre, aléatoire, pas facile à cerner
je ne sais foutre pas ce qui se passe pas faute d'avoir manipé dans tous les sens,
mais ça sort un peu de mes responsabilités techniques.
Mon chef soi disant du projet s'est sauvé à 17h, heure d'ouverture de l'expo, justement. On n'a pas vraiment le même sens des responsabilité semble-t-il.
Son chef à lui s'est barré à 18h30.
Et a vrai dire ça fais plus d'1h30 que y'a plus personne à l'étage.
Qu'est ce que je fous la ?
et bien je suis au téléphone avec un gars à l'autre bout à faire des manips, à essayer de comprendre.
Sur le stand la bas y'a une ambiance "inauguration", petits fours, champagne, les rires des gens un peu bourrés, du bruit, du mal à s'entendre.

Enfin bref.
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samedi 26 septembre 2009

Le premier jour du reste de ta vie

Etienne DAHO - Le premier jour






Un matin comme tous les autres
Un nouveau pari
Rechercher un peu de magie
Dans cette inertie morose

Clopin clopan sous la pluie
Jouer le rôle de sa vie
Puis un soir le rideau tombe
C'est pareil pour tout l'monde

Rester debout mais à quel prix
Sacrifier son instinct et ses envies
Les plus essentielles

Mais tout peut changer aujourd'hui
Est le premier jour du reste de ta vie
Plus confidentiel

Pourquoi vouloir toujours plus beau
Plus loin plus haut
Et vouloir décrocher la lune
Quand on a les étoiles


Quand les certitudes s'effondrent
En quelques secondes
Sache que du berceau à la tombe
C'est dur pour tout l'monde

Rester debout mais à quel prix
Sacrifier son instinct et ses envies
Les plus confidentielles

Mais tout peut changer aujourd'hui
Est le premier jour du reste de ta vie
C'est providentiel

Debout peu importe le prix
Suivre son instinct et ses envies
Les plus essentielles

Tu peux exploser aujourd'hui
Est le premier jour du reste de ta vie
Non accidentel

Oui tout peut changer aujourd'hui
Est le premier jour du reste de ta vie



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lundi 21 septembre 2009

Sous haute surveillance

Tiens il a couru 47Km depuis début Septembre ? Faudrait qu'il fasse attention, quand même, à son âge.
Faut qu'il ménage ses articulations. Ses Nike Air flambant neuves sont un vrai bonheur sur le bitume mais elles ne font pas tout. Il faut qu'il reste à l'écoute de son corps, de ses sensations. D'ailleurs son petit coeur est monté à 185 pulsations minutes ce dimanche, dans cette foutue bosse des 8 km. Qu'est ce qu'il lui a pris d'allonger sa foulée à ce moment la ? Faudrait pas qu'il arrive a l'effet inverse de celui souhaité: mourir trop jeune d'une fracture du coeur ...
Non mais il dramatise, là, tout va bien.
Il continue simplement son entraînement en solitaire pour la course de début Octobre. Parmi les quelques 4 000 coureurs il y aura une petite dizaine de collègues en lice, qui l'attendront probablement tous à l'arrivée pour lui faire la hoola. Faudra avoir l'air "sport", parce que comme il est raisonnable il va enterrer son secret espoir d'arriver à en dépasser au moins un ou deux parmi les plus vieux ou les moins entrainés. Faudrait pas qu'il se trompe d'objectif: perdre du poids.
Et garder l'équilibre.
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lundi 14 septembre 2009

Lectures d'été










J'ai attrapé le train "Millénium" au printemps , cette trilogie que tout le monde a lu avant moi, semble-t-il. Je l'ai tellement aimé que j'ai lu les deux derniers tomes en 10 jours cet été , dans les 1400 pages je crois bien.

Ce qui m'a frappé dans ce polar c'est l'importance donnée aux femmes et à la condition féminine, qui tranche avec ce que j'ai lu jusqu'ici dans ce genre de roman. Selon moi Millénium milite pour faire connaître la violence "ordinaire" infligée par les hommes aux femmes, même si c'est à travers des histoires de serial killer psychopathe ou autres dérangés de la cervelle. Mais on y voit qu'un monsieur très comme il faut peut être aussi un parfait salaud (est ce vraiment un scoop ?).

Le personnage principal, Lisbeth Salander, une femme donc, a du permettre à un bon nombre de lectrices de se sentir fortes le temps d'une fiction. Il y a aussi au moins deux autres personnages féminins avec une personnalité dominante et des qualités enviables dans ce roman: c'est peut-être une des raison du succès de cette trilogie ? Quant au personnage principal masculin, il n'est pas du tout l'archétype du héros macho. Il n'a pas de gros bras , il se sert de sa cervelle, ce qui ne l'empêche pas d'être manifestement séduisant. Il couche avec à peu prés toutes les femmes de l'histoire (comment ça je l'envie ? mais pô du tout ! ). L'une d'elles déclare à son sujet (de mémoire) "Faire l'amour avec Mikaël n'avait rien d' inquiétant, de fatiguant ou de compliqué, c'était simplement agréable " ce qui une fois de plus selon moi montre en quoi l'auteur défend la cause des femmes. Cette dernière citation a suscité une petite réflexion personnelle: lequel de ces trois qualificatifs s'applique à mon cas. Inquiétant ? certainement pas. Fatiguant ? non plus ( ..hum ...). Compliqué ? au premier abord je me suis dit que non et puis en y réfléchissant bien ....mais bref.
Reste un mystère ( anecdotique) dans ce roman: Lisbeth réussit à résoudre l'énigme de l'équation a³ + b³ = c³ , mais l'auteur ne donne pas la solution qu'elle a trouvé. Peut-être projetait il un quatrième tome ? mais comme il est mort, je resterai sur ma faim ...



J'ai enchaîné avec "Tout est sous contrôle" de Hugh Laurie, qui joue aussi le "Docteur House" dans cette série télévisée à succès que j'adore. Que ceux qui pense qu'il n'y a que des sottises à la télé se renseignent un peu. J'ai beaucoup aimé ce roman également. Il n'était pas gagné que je réussisse à rentrer dedans juste après "Millenium", or il ne m'a fallu que quelques pages pour m'adapter a cet humour très particulier comme: (la scène se passe dans une pièce meublée avec un goût affreux) "il continuait à vomir sur le tapis chinois, qui du coup embellissait à vue d' oeil ", ou bien, "Mais oui elle m'avait bel et bien embrassé ! la dernière fois que ça m'est arrivé, je devais être cueilleur d'olives sous Ramses III" . Ce genre d'humour est un peu éprouvant pour moi parce que ça me prenait à chaque fois une demi seconde pour comprendre. Et au fil de l'avancement du roman, quand on commence à craindre de n'y trouver qu'un long chapelet de trouvailles humoristiques, l'histoire révèle petit à petit sa grande noirceur puisqu'elle décrit le cynisme des marchands d'armes pour qui la valeur de la vie s'évalue uniquement en millions de dollars à gagner ou à perdre. L'enchaînement des chapitres est surprenant, déstabilise, mais toute l'histoire fini par retomber sur ses pieds.

Et même lorsqu'on a tourné la dernière page du dernier chapitre ou tout se dénoue, on découvre un épilogue de quelques lignes qui réussit encore à surprendre et laisse un goût amer .

Dans ce bouquin la par contre, hommes et femmes retrouvent leurs rôles habituels: il est fort, elle est séduisante. Et le personnage principal explique de façon presque crédible pourquoi hommes et femmes ne sont pas fait pour vivre ensemble à long terme.


En passant: c'est mon fils qui m'a fait remarqué que la couverture du bouquin était humoristique, je n'y avais même pas fait attention ...



Pour finir l'été dans un style tout à fait différent, un petit roman que je n'ai pas encore terminé "Michaël Toliver est vivant", le 7ème volume d'une série à succès : "les chroniques de San Francisco". Contre toute attente, ça m'a bien plu également. Le thème: un homosexuel quinquagénaire raconte à la première personne la chronique de sa vie. Il y a des passages très sexuellement explicites que je n'ai supporté que parce qu'ils s'inscrivent dans une description assez détaillée elle aussi du quotidien, et qu'il ne s'agit que de quelque lignes par ci par la et non pas de chapitres entiers de sexualité exhibée.

Et oui je fais parti de ces hétéros que l'homosexualité masculine met mal à l'aise. Tout simplement parce que l'idée d'avoir moi même une relation homosexuelle me répugne (et oui j'ose l'écrire ). Je ne suis pas pour autant s homophobe ! Chacun son truc, quoi. Si on laisse de coté son homosexualité , je me suis même un peu reconnu dans ce Michaël là, avec ses préoccupations essentiellement domestiques et le fait qu'il parle surtout de son entourage direct: son mari, sa famille , ses amis, ses collègues. Point de considération politiques, économiques ou mondiale dans ce roman. Et le genre me fait bel et bien penser au blog que j'écris, pas pour ses qualités d'écriture mais parce qu'il raconte à la première personne des scenettes anodines , comme ce soir la ou il se relève brusquement du canapé d'où il regardait un DVD avec son mari, pour intervertir une statuette et un vase sur la cheminée et déclarer qu'il avait trouvé enfin ce qui n'allait pas dans l'harmonie de cette décoration. Il retourne ensuite sur le canapé, pose la tête sur les genoux de son mari, qui déclare au bout de quelques minutes "Arrêtes ça !", car il a deviné sans même le regarder, comme dans un vieux couple, que Michaël est toujours en train de contempler l'effet de on nouvel arrangement décoratif.



Mais l'été se termine, Michaël Toliver va rester sur ma tablette de chevet pour un certain temps. C'est maintenant la saison des tables de multiplication et des livres de grammaire qui revient ....


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vendredi 11 septembre 2009

AAAAAAAAHH !!!!!!!

Au boulot j'ai des TAS de projets qui ont pour échéances mi octobre, des trucs qui sont longs à mettre en place et sont 'achement important dans le sens ou toute la direction a les yeux rivés dessus et qu'on me demande des états d'avancement deux fois par semaine, dont aujourd'hui.
Pour faire avancer ces projets je dois coordonner les actions d'une dizaine de personnes, fournisseurs ou personnel de ma boite.
Pour avoir des suivis simultanés de ces projets , j'utilise énormément la messagerie, ça me permet d'avoir une trace écrite et de savoir ou j'en suis.
Depuis hier matin la messagerie d'entreprise est CASSÉE. Ce qui fait qu'à peu pres toutes les 3 minutes je me dis "il faut que je mail à Truc ...ah mais non je peux pas !
donc je vais mail à Machin ...mais non JE PEUX PAS !
Donc je téléphone à Chose ! mais oui ! bien sur je tombe sur sa boite vocale ...mais ouf sa collègue est la ! qui me propose de m'envoyer les infos par MAIL !

Voila pourquoi je HURLE !
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mercredi 9 septembre 2009

Rêve de pleurs ?

Cette nuit, dans un rêve, j'ai pleuré.
Dans la vraie vie je n'ai plus pleuré depuis l'age de dix ans je crois bien.
Je ne me rappelle que vaguement des circonstances de ce rêve, si ce n'est que je portais un dossier, peut-être en rapport avec la succession de mon beau-père (qui ne me concerne pas vraiment). Mais "Dossier" évoque plutôt le travail pour moi.
Et puis me sont venues d'abord juste quelques larmes, qui se sont rapidement transformées en grand flots.
En tout cas même pas deux semaines après les vacances, je suis tendu à fond. Cette grippe qui a frappé ma chérie et mon fils, l'ambiance de phobie autour de cette épidémie, les rentrées scolaires de mes enfants compromises par la maladie(même la petite a eu un jour de fievre), la nervosité excessive de ma chérie qui ne supporte pas d'être confinée à domicile pendant deux semaines,à quoi viennent s'ajouter des échéances professionnelles imminentes que je redoute, voila peut-être les causes d'anxiétés intérieures que je tache de maitriser mais qui débordent la nuit.



Mais il ne faudrait pas que je perde de vue que:
J'ai de la chance d'avoir une femme aimante et aimée, deux enfants charmants, un bon job, une bonne paye et que je suis en parfaite santé.


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mercredi 5 août 2009

La maison hantée


Il y a maintenant dans la maison quelques nouveaux objets:
Cette étagère de chez Pier Import dans la véranda avec dedans une collection de vieux bouquins de philo usés jusqu'à la trame, une pendulette à aiguilles d'un autre âge près du canapé et une canne en bois dans l'entrée. Mais aussi un pc portable supplémentaire, une télé dans notre chambre, pas branchée, et puis quelques très beau spécimens de fossiles et de minéraux: un ammonite, une tranche d'agate et quelques autres dont j'ai perdu le nom.
Et dans le garage: un fauteuil roulant.

Mis à part les minéraux, le tout fut rapporté de la chambre de la maison de retraite de beau-papa, que nous sommes allés vider une semaine après sa mort. Tout y était en l'état. Il y avait même encore sur sa terrasse un cendrier plein de mégots et une paire de surlunettes de soleil posée à coté de son fauteuil, comme si cette place l'attendait encore.
Tout débarrasser ne fût pas un moment agréable.
La maison de retraite n'est pas un endroit agréable.
Ces personnes qui n'ont déjà plus toutes leur facultés et se retrouvent en plus dans un environnement qui n'est pas le leur. J'en avais déjà conté un peu l'ambiance dans les commentaires de "le grand voyage".
Que pouvions nous faire d'autre pour lui ? Il fallait s'en occuper de façon assez lourde, assurer toute son hygiène. Elle allait le voir d'abord deux, puis trois puis quatre fois par semaine.
Elle était vigilante à ce qu'il soit bien traité, signalait des "petits détails" comme ce pansement sur une coupure qui n'avait pas été remplacé depuis quinze jours. Ou bien un midi de week-end de pont, elle avait réclamé à ce qu'il soit changé, il y avait nécessité. Elle y était retourné le soir: ce n'était toujours pas fait. Explications dans le bureau de la directrice.
Aujourd'hui je ne sais pas ce que je répondrais si il fallait que je donne mon avis sur cette maison de retraite pourtant hors de prix (une vue sur la mer se paye trés cher). Je dirais peut-être qu'il faut bien évaluer la situation de la personne concernée. Quand elle risque de causer plusieurs accidents domestiques par semaine ou met en danger sa propre santé, c'est signe qu'elle doit faire l'objet d'une prise en charge rapprochée. Mais si elle est placée dans une institution, il est clair que les proches devront vérifier le plus souvent possible comment elle est traitée.
Petit détail: lors de l'ultime transfert de beau-papa aux urgences, le personnel de la maison de retraite a négligé d'apporter avec lui: son dentier, ses appareils auditifs, ses lunettes. Comme s'ils n'étaient pas habitués qu'une personne agée ait ce genre de prothese ...

Une fois ses affaires rapportées à la maison, une des premières choses fut de faire une lessive de ses quelques vêtements et couvertures. Pour se débarrasser de cette odeur , qu'on retrouve encore parfois sur certains objets.

Maintenant, assez curieusement, c'est moi qui amène la conversation sur ce sujet avec ma chérie, qui pourtant essaye de continuer sa vie, de profiter de sa première semaine de vacances, invite ses amies. Je note quand même qu'elle prend un somnifère depuis deux jours, ce qu'elle réserve en général aux circonstances exceptionnelles.
Rester vigilant, donc.
Nous discutions encore de tout ça hier soir, tout en constatant que ces orchidées que je lui avais rapportées le 14 juillet étaient encore bien florissantes et très belles à coté de cette énorme ammonite.

A travers ces objets c'est le souvenir de beau-papa qui me hante.
Qu'ai-je fait, moi, pour lui ?
Que ferai-je, moi, pour mes propres parents ? qui ont trés exactement le même age que lui.


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mardi 4 août 2009

Born to be wild


Hahaha ! Comme si j'étais rebelle à la société ?
Naaan mais c'est juste que y'a quelques jours je me suis laissé aller à accepter l'invitation de mon collègue à se joindre à sa bande pour aller prendre le casse-croute de midi dans une gargote du bord de mer. Nous étions cinq en tout, tous les autres avaient la trentaine. Et nous étions tous en deux-roues, eux en moto, moi en scooter. Yeah ! on a fait rugir les machines et slalomé entre les voies pour faire la nique aux bagnoles qui roulaient au pas en cette période de forte affluence de touristes.
Sur la route du bord de mer j'ai rigolé tout seul dans ma barbichette de me retrouver avec ces jeunes qui faisaient vrombir leur petites cylindrées. Ça m'a rappelé des souvenirs de mobylettes une grosse trentaine d'année plus tôt. En fait ce qui est exceptionnel c'est que je m'autorise ce genre de récréation. Ce fut une vraie détente qui ne compromettait pas pour autant la journée de boulot.
En fait la plupart de mes autres collègues s'étaient organisé une petite bouffe chez un caviste-restaurateur qui fait de bons petits plat et surtout propose parait-il un choix de vins remarquable. Je me suis joint une fois à eux mais ça n'est pas pour moi: ils partent un peu avant midi, reviennent une peu avant quinze heures, et on voit à leur allure que le repas a été bien arrosé. Cette fois la ils avaient pris cinq bouteilles de vin pour sept personnes. Beuark !
J'étais vachement mieux avec mes Hell's Angels à picorer une salade au poulet copieusement arrosée à la Badoit !
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samedi 1 août 2009

Pensée



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jeudi 30 juillet 2009

Le crabe grand-père


C'était la semaine dernière et ça me semble déjà très loin, ce qui est plutôt bon signe. Ma chérie, nos enfants, moi-même, rebondissons donc déjà vers la vie. Je guette quand même tout signe de déprime, de détresse, qui pourraient se manifester maintenant que nous sommes sortis de la tourmente des démarches à faire et que les funérailles sont passées.


Beau-papa avait choisi de se faire incinérer. Nous avons fait l'annonce de cette cérémonie dans le journal "Le Monde", tout simplement parce que beau-papa lui même l'avait fait pour son épouse à l'époque. J'avais rédigé le texte, et laissé le soin à ma chérie de compléter date et lieu. C'est là qu'une imprécision s'est glissée: elle a indiqué "funérarium" au lieu de "crématorium", ce qui a failli en égarer certains. Ma chérie m'a expliqué par la suite qu'une grande partie des proches qui seraient présent étaient juifs, ayant souffert de la guerre, et que donc "crematorium" n'était pas approprié. C'est un de ces petits détails qui me font réaliser après coup avec quelle maîtrise elle a géré tout ça, malgré sa peine.

De la cérémonie elle même, je garde le souvenir très ému de ma chérie debout devant l'assemblée, à proximité du cercueil. Elle a lu un petit texte qu'elle avait préparé pour ne pas se laisser submerger par l'émotion. Ce qui ne l'a pas empêché de laisser échapper des pleurs. J'étais assis au 2eme rang, hésitant beaucoup à aller la soutenir, ce que je n'ai finalement pas fait. Ma chérie était à coté de sa sœur avec qui je suis fâché pour toujours. Mais elle a su se reprendre et lire son texte, bâti autour d'une citation du "livre tibétain de la vie et de la mort" (et oui). Il parait que mon beau-père a lu plusieurs fois ce livre, qu'il le gardait auprès de lui, à coté de ses Michel Foucault de toujours.
Je précise que ma chérie avait eu d'abord l'idée conductrice de son message, et a trouvé ensuite l'extrait du livre qui l'illustrait bien. Comme quoi elle doit avoir une part de sagesse tibétaine innée. Le thème était le même que lors de ses adieux à son père quand il était en train de mourir:
il a fait sur terre ce pour quoi il était fait, et c'est bien ce que recommande le sage. Il a mené jusqu'au bout sa passion des explorations, écrit un livre qui a été publié et a profité de la vie de famille grâce à sa femme et ses filles.
Sa sœur a ensuite improvisé une petite allocution d'abord très embrouillée, mais elle a eu le mérite d'évoquer "les fils spirituels" de son papa, qui a eu des relations privilégiée avec trois hommes de diverses générations, et présent dans la salle.
Le ton des deux sœurs était si naturel et non-cérémonieux que quand elles n'ont plus su quoi dire, une de leur cousine s'est levée spontanément pour évoquer son propre vécu avec beau-papa. Plusieurs personnes ont pris la parole ensuite, de façon non concertée. Un des fils spirituels a interprété un morceau très émouvant au saxophone. Et puis à ma grande surprise ma propre fille s'est levée pour dire quelques mots sur son grand-père, qui serait toujours dans nos cœurs.
A la fin de la cérémonie il nous a été proposé d'assister éventuellement à la mise à la flamme, dans une petite pièce dédiée, par écran interposé. J' ai hésité deux secondes, mais n'y suis pas allé. J'ai su par la suite qu'une cousine y a assisté, et je lui en suis reconnaissant.


Les deux sœurs ont récupéré les cendres le lendemain, réparties dans deux urnes. L'une a été enterrée dans la tombe de feu belle-maman. Ma chérie a rapporté la deuxième. Au mois d'aout nous disperserons ces cendres là dans la mer des Caraïbes ou nous partons en vacances.
Pourquoi une mer si lointaine alors que nous l'avons à deux pas ?
D'abord en hommage aux expéditions d'exploration de beau-papa.
Ensuite, il y a quelques temps ce sacré bonhomme avait dit en souriant à ma fillette:
"Quand je serai mort, on jettera mes cendres dans la mer, je serai mangé par les poissons, et quand en te baignant tu sentiras un crabe te pincer les fesses, tu te diras tiens ! c'est mon grand-père !"
L'histoire n'a pas été tellement du goût de ma fillette, qui préfère donc que ces cendres soient répandues loin loin loin ....


Voila la fin, je crois, de la chronique de ce décès. Je pourrais raconter encore bien des choses à ce sujet, comme l'arrivée en retard de mon papa, après la cérémonie, et celle, surprenante, de mon frère, encore plus en retard. J'aurais peut-être à revenir sur la façon dont ma chérie vit tout ça.
Pour l'instant elle me dit être en paix avec elle-même, avec son père, elle sait avoir fait tout ce qui devait être fait. Elle n'a ni remord ni culpabilité, voila qui rend sa peine plus légère à ce qu'il semble bien.







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lundi 27 juillet 2009

Claqué ...

...c'est moi qui l'ai été: claqué après ces jours denses du 5 au 23 Juillet.
Le lendemain de mon retour des funérailles, sans ma chérie qui avait encore des choses à régler la haut, j'ai trainé dans le vide toute la journée. J'ai tout laché, dormi beaucoup. Claqué, donc.
J'ai la tête encore pleine de souvenirs de milles détails autour de ce triste évènement, mais je ne pourrais tous les conter. Je m'en tiendrai à quelques moments marquants. Petit flashback, donc.


Avant le rapatriement du corps en région parisienne, les pompes funèbres de notre région nous avaient indiqué le jour l'heure de la fermeture du cercueil et de la pose des scellés par un officier de police. Ceci se fait dans le cas de transport de corps, je crois.
Nous disposerions d'une demi-heure avant cela pour voir le corps. Mais ma chérie a dit qu'elle n'irait pas, ce qui est bien compréhensible. Nulle besoin pour elle d'un face à face avec son père décédé, elle avait déjà donné. L'employé des pompes funèbres a eu l'air légèrement surpris d'apprendre qu'il n'y aurait personne, mais n'a pas fait de commentaire. Je pense que ça fait partie intégrante du métier de ces gens: ne pas faire de commentaire, respecter toutes les croyances, non croyance, convictions ou s'en foutisme.
C'est peut-être sa légère surprise qui a initié une réflexion chez moi, qui a abouti à la décision d'aller moi-même à la fermeture du cercueil. Le fait est qu'une fois les scellés posés, il n'est plus possible de l'ouvrir à nouveau. Je me suis donc dit qu'il fallait que j'y aille, pour qu'il y ait au moins une personne de la famille qui puisse témoigner "oui j'y étais, c'était bien lui dans le cercueil". Avec ce transfert de corps du sud au nord de la France, il y aurait pu avoir des gens la haut qui mettent en doute que tout avait bien été fait avec sérieux.
J'ai informé ma chérie de ma décision. Elle était hésitante. Je l'ai rassurée: "tu n'as pas a y aller , toi, tu as eu ton compte, et moi ce n'est pas de mon père qu'il s'agit".
Au jour et à l'heure dite je me suis présenté à l'hôpital ( cet hôpital que je finirai par ne plus supporter étant donné le nombre d'aller/retour que j'y ai fait, la dernière fois pour obtenir un certificat de "décès par mort naturelle", à la demande de l'assurance, bien sur ).
L'employé m'a accompagné jusqu'à la chambre funéraire. Dès que j'en ai franchi la porte je me suis arrêté net.

Le cercueil était la;
posé sur un petit chariot chromé, dans une grande pièce climatisée à l'éclairage et aux dimensions étudiées. La grande palme galbée d'une plante verte assez sobre donnait une touche de vie et de couleur à cette pièce qui avait tout d'une chapelle sans présenter aucun signe religieux.
Devant ce cercueil je me suis retrouvé comme face à la mort, chose qui ne m'est presque jamais arrivé jusqu'ici. Le cercueil était déjà fermé comme me l'avait expliqué l'employé: il pensait qu'il n'y aurait personne, venait juste d'être averti de ma venue. Mais les scellés n'étant pas encore posés, il pouvait l'ouvrir à nouveau pour moi. Il a fait le tour du cercueil avec son tournevis, et je n'ai pas eu le temps de lui dire de n'ouvrir qu'un petit peu qu'il avait déjà enlevé le couvercle tout entier et s'est effacé derrière moi.

Beau-papa.
Mort.
Enfin juste son visage.
Le reste de son corps était dissimulé par les replis du drap intérieur du cercueil. De fait, en guise de derniers vêtements, ma chérie n'avait fourni qu'un short et un tee-shirt qui ne devaient rien cacher de son extrême maigreur. Les pompes funèbre ont donc jugé qu'il valait mieux enjoliver un peu la présentation du corps, et je leur en sais grès.
J'ai du regarder ce visage une trentaine de secondes au maximum.
Je m'étais dit qu'il me suffisait de le reconnaître.
J'ai remarqué qu'il avait été apprêté . Ses ecchymoses bleues avaient disparues, son teint avait l'air presque naturel si on ne s'y attardait pas trop, et ses lèvres étaient arrangées de telle sorte à présenter sinon un sourire, au moins comme un air d'apaisement.
Beau-papa ...c'est fini pour lui ...

J'ai fait signe à l'employé que j'en avais terminé. Il a refermé pendant que je suis allé m'asseoir au fond de la salle, le plus loin possible du cercueil. J'étais remué, et surpris de l'être. Je me targue de ne croire en rien alors pourquoi être troublé par ce corps, qui n'était plus mon beau-père, il n'était plus parmis nous. Pourquoi alors tant s'attacher à vérifier que sa dépouille soit traitée correctement ? quelle importance pour un mécréant comme moi ? Je suppose que mon trouble était un mélange de la peine de la perte d'une personne que j'aimais bien, et du rappel de notre destin mortel, qu'on oublie si facilement. Et puis en fait , d'un point de vue plus pragmatique, comme c'est moi qui ai traité avec les pompes funèbres, je me sentais responsable de vérifier que tout se passe comme il a été dit.
Je pensais m'en aller dès cette vérification faîte, mais j'ai décidé finalement d'attendre l'arrivée de l'officier de police pour la pose des scellés.
Je suis donc resté seul vingt minutes en présence du cercueil, et je crois avoir perçu pendant ces instants la ce que c'était que le vide ...
Mon appareil photo est resté dans ma sacoche.
Comment photograpier le vide ?

L'officier de police a fini par arriver, a posé les scellés en discutant d'un ton jovial avec les deux autres employés de la commodité de cette nouvelle technique de scellé: plus besoin de faire chauffer de la cire, etc, bla bla, mais oui faîtes comme si je n'étais pas la.

J'ai quitté la chambre mortuaire et une fois à l'extérieur, j'ai commencé à rédiger un SMS pour ma chérie, en cherchant bien mes mots. "Tout s'est passé comme prévu" m'a semblé le plus approprié.
Le temps que je tape ce message, j'ai vu les employés charger le cercueil dans une sorte de monospace gris métallisé flambant neuf qui est parti de suite.

De retour à la maison, j'ai décrit à ma chérie l'allure apaisée qu'ils avaient donné à son père, et je crois que ça l'a tranquillisée elle aussi, puisque je l'ai entendu retransmettre ces détails à plusieurs personnes par la suite.






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mercredi 22 juillet 2009

Une semaine parmis d'autres

mercredi 22 , 4h du matin.
Sans doute l'heure ou les anxiolytiques bien dosés la veille cessent d'agir et ou toutes les tensions chimiquement camisolées en profitent pour se lâcher.
4h donc: réveil à la suite d'un rêve dans lequel je lisais un long message de ma louloutte qui me donnait une longue suite d'instructions: "Dire à Christine que je serai en retard, porter tel papier à tel endroit, aller chercher je ne sais quoi je ne sais où " etc etc. Dans ce rêve je contiens une furieuse envie de lui répondre "hey ! y'a pas marqué 'la Poste' !"
Bien sur cette louloutte onirique qui me donne des ordres n'est qu'une certaine représentation de moi même. Ma vraie louloutte est partie à Paris lundi soir, je l'y rejoins aujourd'hui avec les enfants, aller/retour dans la journée, pour les funérailles de beau-papa, décédé le lundi 13 juillet.

Tiens ? il était né un 12 novembre. on ne risque pas d'oublier ces dates qui sont presque surlignées dans tous calendrier français. Je suis sûr qu'on pensera à lui à chaque feu d'artifice national et à chaque commémoration de l'armistice de la der des der.
Le papy est mort, donc. C'est arrivé quelques jours après mon retour de Paris pour l'expédition baignoire. La chute qu'il avait fait pendant que j'étais la haut n'y est manifestement pour rien. Mais le jeudi soir ma chérie avait constaté qu'il était très encombré des bronches. Dès le vendredi elle a demandé au medecin traitant de passer (pourquoi cette maison de retraite se dit-elle "médicalisée" ?) Ce que ma chérie n'a pas su de suite , c'est que le toubib a demandé l'hospitalisation en urgence.
Le samedi j'ai donc eu un coup fil un peu surprenant d'un docteur, une femme avec un fort accent qui m'appelle d'un hôpital inconnu pour m'informer que monsieur mon beau-père est dans un état très grave. Après une grosse inquiétude je réalise qu'il n'est pas à l'hôpital qui le suit régulièrement , et que donc ce médecin là ne sait pas que le taux très faible de globules rouges de mon beaup est connu et traité depuis longtemps. Je lui fait un petit topo, surpris que le dossier médical ne lui ai pas été transmis: dégénérescence de la moelle épinière qui ne fabrique donc plus assez de globules rouges. Ça fait plus de trois ans que ça a été diagnostiqué et que c'est traité par des transfusions sanguines qui se font de plus en plus fréquentes et de moins en moins efficaces (entre temps je suis devenu donneur de sang bénévole, j'ai ma carte et tout). Et puis il y a environ deux mois on a appris que sa rate grossissait de plus en plus, maladie courante parait il, qui s'opère, mais beau-papa est trop âgé pour ça. Cette rate qui s'dilate appuie sur son estomac, ce qui l'empêche de manger suffisamment. Voila pourquoi il a tant maigri cette année, une maigreur à faire peur et qui, ajouté à sa grande faiblesse, à la limite de la confusion mentale, effrayent un peu mes gosses je crois bien. Et dernièrement cette rate détraquée, censée éliminer les globule rouges usés , s'est mise à filtrer aussi les globule frais, d'où le besoin de transfusions de plus en plus fréquentes. Ceci a aussi un effet nocif sur ses bronches. Là je n'ai pas tout compris, mais bien sur globules rouges , oxygène, bronches, oui il y a un rapport. Je note tous les symptômes que m'indique ce docteur pour les transmettre à ma chérie. Je relève "déficience rénale". Ah tiens je n'avais entendu parler de ça jusqu'ici ? mes sérieuses références médicales (Grey's Anatomy, Dr House, Urgences) me disent que c'est peut-être inquiétant. "Quand les reins lâchent, ça veut dire que tous les organes vont lâcher "disait Burke à O'Malley dans l'épisode où ... mais bref.

Je n'ai plus l'esprit à faire une chronologie détaillée de tout ce qui s'est passé ensuite, comme je l'ai fait pour "la baignoire". Je l'écrit donc comme ça me vient.
Dimanche une amie de ma chérie est venu chez nous comme prévu de longue date pour y passer la semaine. Louloutte était partie à l'hôpital et m'a raconté par la suite que son papa était "comme d'habitude", très faible mais conscient et plutôt de bonne humeur, ce qui n'est pas si fréquent.
Elle a évoqué avec lui de très bons souvenirs:
- tu te souviens Papa des vacances en Yougoslavie, à Vela Luka sur l'ile de Korcula ? Tu te souviens ? le ski nautique, la pêche aux oursins, la pêche aux nacres ?
- ah oui, les nacres ...
Ce dimanche là, le docteur annonce qu'il n'y en a plus que pour quelques jours.
Le lundi il rappelle pour dire qu'il n'y en a plus que pour quelques heures.
Cette après midi la ma chérie est revenu de l'hôpital en contenant ses larmes.
Son père a sombré dans l'inconscience. L'infirmière lui a dit qu'il saignait de partout: du sang dans les urines, du sang dans les selles. Louloutte avait senti de l'humidité sous les draps et à découvert une grande flaque noire: des selles ensanglantées ... Elle sort pendant que les aides soignantes, masquées, nettoient. Il parait qu'il vomit du sang également. Je ne sais pas si ma chérie a vu cela. Je ne lui poserai pas la question. Laissons ces images affreuses là ou elles sont.
Ma chérie est revenue pour savoir s'il fallait emmener les enfants voir leur grand-père ou pas.
Nous décidons de les informer sans rien leur cacher et de leur laisser le choix de venir ou pas. L'aîné choisit de venir, la petite soeur préfère rester . Heureusement qu'il y a cette amie à la maison. Sa présence sera appréciée toute la semaine. C'est une vraie amie de ma femme.
Retour à l'hôpital ou nous traversons un très long couloir qui semble sans fin et est étrangement silencieux et désert, comme pour faire durer l'angoisse de ce que nous allons découvrir.
Arrivés devant la chambre, l'infirmière nous met en garde à voix douce "Vous allez le trouver changé, et puis il crache du sang parfois, ça peut être impressionnant". C'est sans doute la vue de notre fiston qui la fait nous prévenir. Ma chérie et l'infirmière rentrent en premier dans la chambre, et puis nous font signe de venir au bout de quelques minutes.
Beau-papa porte un masque à oxygène, a la respiration encombrée, bruyante, de grandes ecchymoses bleues sur la gauche du visage, conséquence de sa chute, sans gravité donc mais qui en rajoute au tableau. Nous nous rassemblons autour du lit, lui faisons des caresses.
Ma chérie parle à son père à voix forte.
"Papa nous sommes la, nous sommes venu t'accompagner. Tu peux partir tranquille, tu as eu une bonne et longue vie, tu peux partir maintenant". Mon fils et moi suivons l'exemple et disons quelques mots.
"il faut lui parler près de l'oreille" précise ma chérie. Et elle reprend sa litanie d'adieu:
"Tu peux partir maintenant, Papa"
Lui ne montre aucun signe de conscience de notre présence, ce qui ne l'empêche pas de continuer.
"nous somme tous la pour t'accompagner, sois tranquille, tu as fait de grandes et belles choses"
A vrai dire je me demande si ma chérie ne perd pas un peu la tête et ça me serre le coeur.
Mais je me retiens bien de lui dire quoi que ce soit. Que sais-je de l'état de conscience de beau-papa ? elle a peut-être raison de lui parler. On parle bien aux bébés avant qu'ils ne soient nés. Moi je préfère lui donner quelques caresses , sur les mains, sur les cheveux. Il est encore plus maigre qu'avant, sa tête penchée sur le coté ne ressemble plus qu'à un crâne. Sous sa couverture on a du mal à croire qu'il y a un corps. On distingue à peine la forme de ses jambes. Un vrai squelette vivant. Parce que oui il est encore vivant. Le bruit oppressant de sa respiration chargée de glaires nous le rappelle.
Au bout d'un certain temps mon fiston nous dit qu'il préfère revenir à la maison, comme nous en étions convenus. Pas question de lui imposer une agonie à la durée incertaine. Je le ramène donc. Circulation chargée car nous sommes le 13 juillet vers 20h, sur la côte d'azur. Les touristes se dirigent vers les lieux de fête. Une fois arrivé, je casse une graine avant de retourner à l'hôpital. La nuit pourrait être longue.
Mais vers 21h, Louloutte m'appelle "Ça y est c'est fini, il est parti". Elle pleure puis se retient, et pleure encore. Elle me dit entre deux sanglots qu'elle est contente d'avoir été là jusqu'au bout, de lui avoir tenu la main jusqu'à son dernier souffle, elle lui a parlé, lui a chanté des chansons. Ce qui a eu pour effet, dit-elle, de l'apaiser. Elle a senti sa respiration laborieuse se calmer petit à petit.
Moi je me demande si il ne respirait pas tout simplement de moins en moins, mais jamais je n'irai lui dire cela. Elle a senti à un moment qu'il était parti. L'infirmière a confirmé.
Ma chérie a lâché la main de son père dès qu'elle a senti qu'elle refroidissait.
Alors la vue de son corp, la chambre, l'hôpital, tout lui est devenu insupportable.
Elle a échangé deux mots avec l'infirmière au sujet des formalités , et puis a fuit l'établissement.
Moi j'ai eu la sale impression de ne pas avoir été au bon endroit au bon moment. Je suis retourné la chercher aussi vite que je le pouvais. Elle m'attendait dans la rue. J'ai bien vu qu'elle était affligée mais soulagée . La dégénérescence de son père dure depuis plus de deux ans, il n' avait plus le goût de vivre depuis le décès de son épouse, n'avait plus aucune autonomie, évoquait le suicide parfois.
"j'aime la vie quand elle rime à quelque chose" chantait Nougaro. Il a bien raison.
Et puis ma chérie était sous forte pression depuis quelques années. Elle se questionnait avec une grande culpabilité pour savoir si elle s'occupait assez bien de son père. Ce long épisode s'est donc terminé ce soir la. Apaisement pour le père et pour la fille. Ou presque. J'ai compris depuis peu qu'un deuil dure toute la vie.

Dès le lendemain 8h j'ai entamé les démarches auprès des pompes funèbres et fait tout ce que je pouvais pour soulager ma chérie. Elle même était fort occupée par les démarches que je ne pouvais faire pour elle: téléphoner à la famille, aux amis, prendre contact avec les notaires, banques, assurances. Ceci dure non-stop depuis mardi 14 jusqu'a aujourd'hui, jour des funérailles qui auront lieu en région parisienne où nous avons fait rapatrier le corps pour l'incinération.

Je bloggerai peut-être tous ces détails qui contiennent une part d'enseignement humain.
Aujourd'hui donc c'est le jour de la cérémonie, le jour des adieux de la société à ce sacré bonhomme, et je redoute de voir ma chérie pleurer encore. Pourtant il faudrait qu'elle pleure plus que ça. Il faut encore un peu de temps je crois.



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mardi 14 juillet 2009

Quelques jours de vacances.


Préambule: j'ai écrit ce billet pour conter des faits assez anodins par rapport à ce qui est arrivé ensuite, que je raconterai une autre fois. Mais je voulais que ces quelques jours ne soient pas occultés. Ce billet est excessivement long, j'aurais peut-être du le découper en plusieurs. Mais je ne savais pas au départ que j'en écrirai autant ...


Dimanche 5:
Réveil à 5h du matin. Le temps de prendre mon petit déjeuner , de charger ma valise et ma caisse à outils dans la voiture, et je prend la route à 6h. Je pars pour quelques jours près de Paris pour réaliser un projet qui a vu le jour cet hiver: remplacer la baignoire de mes vieux parents par quelque chose de plus accessibles pour eux. C'est qu'ils ne sont plus très solides sur leurs jambes.

Neuf cent kilomètres plus loin et dix heures plus tard je fais une halte à Orléans chez ces personnes avec qui j'avais convenu de leur acheter d'occasion une baignoire à porte latérale, pour 1200 €. Une chance d'avoir trouvé ces vendeurs quasiment sur ma route, qui ne m'avaient demandé ni chèque d'acompte, ni d'être payé en liquide, etc ... Une de mes sœurs a promis de participer à la dépense, et mes parents devraient pouvoir y mettre dans les 400€ je crois. Une telle baignoire neuve ne coûte pas moins de 4000 €, un véritable racket des familles qui souhaitent faciliter la vie de leurs "seniors" comme disent ces marchands du temple qui illustrent toujours leurs publicités avec des photos de personnes âgées au teint hâlé, coiffées de frais, cheveux argent bleutés, rayonnantes d'un grand sourire et du bonheur d'avoir ( au choix ) leur nouveau fauteuil roulant ultra-confort, leur nouveau coussin anti-escarres hyper-douceur, ou donc leur nouvelle baignoire à porte latérale. La publicité décidément nous vendrait jusqu'à notre âme.


Encore 2 heures plus tard et cent cinquante kilomètre de mieux, me voici à destination. C'est bien la première fois que je conduis seul pendant un millier de kilomètre. Trajet sans encombre mais un peu longuet. D'habitude je partage le volant avec ma chérie, mais là j'en suis même venu à apprécier la compagnie de la dame du GPS. A 30 mn de mon arrivée, je prend le temps d'une dernière pose sur une aire d'autoroute. C'est que je n'ai pas vraiment envie d'y aller, en fait. A l'origine je pensais consacrer cette semaine de vacances à un stage de planche à voile. Et bien non, à la place ce sera "plomberie". Quel bon fils je fais, n'est ce pas ?
A l'arrivée, mon frère lunaire m'aide à décharger mes affaires et la baignoire qu'on dépose temporairement dans le salon. Maman ne se fait pas prier pour essayer d' entrer dedans et de s'y asseoir. C'est plutôt bon signe, elle qui fuit tout ce qui ressemble à de l'excentricité.


Fin de journée, je déplie mon petit matelas dans le salon. C'est la qu'il me faudra dormir pendant quelques jours, moi le presque quinqua habitué a mon petit confort.


Lundi 6:
A 9h je me présente au centre technique municipal ou j'avais pris rendez-vous, pour simplement obtenir un badge d'accès à la déchetterie ou j'avais prévu de me débarrasser de l'ancienne baignoire. L'employée tique à la vue des papiers que je lui présente: justificatif de domicile et carte d'identité de maman.

"Ah ça ne va pas être possible ! je dois faire un badge avec photo, c'est donc votre maman qui doit venir !"
- Ma maman a 83 ans et marche avec une béquille, ce n'est pas elle qui pourrait emporter une vieille baignoire à la déchetterie ...

Après quelques tergiversations, elle me délivre le sésame orné de ma propre photo, ou je suis censé être domicilié chez ma maman. L'employée me fait bien comprendre l'extrême faveur qu'elle me fait, à procéder à une telle falsification de documents officiels. Je comprend mieux maintenant pourquoi beaucoup de gens se contentent de se débarrasser de leurs épaves dans la rue plutôt que de les emporter au recyclage. Dommage qu'il n'y avait pas de centre Emmaüs de récupération à proximité, ça m'aurait facilité la tâche et peut-être profité à des personnes démunies.


De retour à la maison, j'attaque le chantier: mesure du diamètre des tuyaux d'arrivée d'eau, achats de bouchons filetés pour les condamner temporairement, puis arrachage de l'ancienne baignoire à la force de mes petits bras. Je prend soin de garder le dos bien droit et de pousser sur mes jambes. C'est que mon ossature a le même âge que moi (quelle coïncidence ) et a montré des signes de faiblesse cet hiver. Lorsque je me prépare à retourner au magasin de bricolage pour acheter d'autres pièces détachées de plomberie, j'apprends que mon frère-le-martien comptait me demander de le déposer quelque part en voiture (il ne conduit pas, n'a pas le permis, a une trop mauvaise vue, incurable, pour cela). Mais il m'attire discrètement dans la cuisine et me demande si je peux lui prêter 400 €. Il semble qu'il aurait négligé de mettre à jour le dossier qui lui permet de toucher des indemnités de chômage ou d'invalidité, je ne sais pas bien, ne lui demande rien, ce que j'aurais à lui dire me reste coincé en travers de la gorge. C'est que ce n'est pas la première fois qu'il se retrouve à court d'argent pour ne pas s'être occupé de ses papiers. Un chèque vite fait et je file à la boutique. De retour j'installe la nouvelle baignoire à sa place pour prendre quelques repères, et je ne résiste pas à l'impulsion d'en prendre une photo et de l'envoyer à ma chérie. Un peu plus tard elle me répond en croyant que le boulot était déjà fait lol !


L'après-midi mon frère-à-l'ouest et moi allons jeter l'ancienne baignoire, en arborant fièrement le badge flambant neuf de la déchetterie. Bye-bye baignoire, pourtant tu aurais pu servir encore à d'autre, mais tu seras recyclée comme les autres métaux de la benne n°10, ce n'est déjà pas mal. La fin de journée sera consacrée au raccordement de la nouvelle baignoire. Le tuyau d'évacuation se montrera plus récalcitrant que prévu, et manifestera sa mauvaise volonté de la seule manière que connaît tout élément de plomberie: il fuit ! Après m'y être repris à trois fois, je conclue qu'il me faut une nouvelle pièce. Retour au magasin de bricolage donc. Au fil de ces essais d'étanchéité ratés, j'éponge l'eau répandue par terre à la serpillière et l'essore dans le lavabo tout à coté. Je constate alors que celui ci est plus qu'à moitié bouché. Mon frère-le-marginal dont je découvre parfois qu'il m'observe dans mon dos pendant que je travaille (comme si il allait apprendre à bricoler...) , me souffle que ce bouchage serait arrivé un jour ou il a vomi dans le lavabo. Je surmonte mon dégoût et ma colère et m'attaque alors au lavabo (des gants ! j'aurais du apporter des gants !) le débouche laborieusement, pour constater que, du coup, il se met à fuir copieusement. Plomberie récalcitrante, je vous dis. Réparation de fortune pour le lavabo. Je pense qu'il posera à nouveau problème d'ici cet hiver. En fin de journée, victoire ! les fuites sont vaincues !


Le soir ma chérie me téléphone pour prendre de mes nouvelles. Et m'annonce que son père a fait une chute dans la matinée , on ne sait trop comment, peut-être en essayant d'attraper ses cigarettes depuis son fauteuil roulant. La pauvre est assez bouleversée parce qu'elle n'a appris la nouvelle qu'en début de soirée. Elle était en réunion toute la journée, téléphone portable coupé. Il était trop tard pour qu'elle passe le voir, c'est qu'il s'endort très tôt le papy.

La maison de retraite qui héberge son père avait appelé le médecin traitant, qui ne s'est pas déplacé mais a ordonné un transfert aux urgences. Ce qui ne fut pas fait ! Le médecin administratif et les infirmières de la maison de retraite ont finalement estimé que cette coupure au cuir chevelu et ces ecchymoses sur le visage ne justifiaient pas l'hospitalisation. Curieux comme d'abord ils essaient de s'en remettre au médecin traitant, et ensuite décident qu'ils sont capables de gérer eux mêmes cet accident ? Ma chérie avait l'air bien défaite. Je suis même un peu surpris qu'elle ait l'air aussi perdue en mon absence. Je lui annonce que je pourrais certainement revenir jeudi plutôt que vendredi, ce qui la soulage un peu.


Cette journée la, j'aurais quand même constaté que ma maman à moi s'était bel et bien remise de son hospitalisation en urgence en avril. Elle a eu depuis des séances de kiné, qui tâche de lui faire retrouver sa motricité, l'emmène faire le tour du square en bas de chez elle. Parce que maman ne sort plus. Depuis des années. C'est surtout sa crainte de "ce que vont penser les gens" qui l'en dissuade. Le kiné lui aurait conseillé au moins la pratique du vélo d'appartement. Mais elle est "contre". S'il y avait des élections, les vélos d'appartement n'auraient aucune chance avec elle.


Soir. Matelas. Salon.



Mardi 7.

(ce billet se fait déja trop long, je vais écourter les détails de plomberie)


Réveil six heures.

Le matin, les travaux avancent suffisamment rapidement pour que je puisse espérer les terminer le jour même et repartir dès le lendemain. J'ai prévenu mes parents que ma chérie avait besoin de moi. Et en vrai je n'en peux déjà plus de l'ambiance familiale. Ma maman répète toujours une demi-douzaine de fois les mêmes choses, et il faut de même tout lui expliquer cinq fois, mais ceci est assez courant chez les personnes âgées.


Mon frère pratique toujours son humour décalé, sarcastique, à tiroir, au 15eme degrés, alors que je suis préoccupé par des questions techniques très terre-à-terre, et que j'ai toujours en travers les 400 € prêtés. Mais il faut convenir qu'il reste amusant par moment, comme quand il me lance "Alors que penses tu de la mort de ... Farah Fawcett ?". Comment ai-je pu croire pendant une seule fraction de seconde qu'il allait parler du décès de Michael ? Cela dit je n'ai pas beaucoup de temps pour m'arrêter à ces facéties.


Mon père me fait part de ses très importantes préoccupations informatiques comme "il faut que je change d'imprimante parce qu'il n'y a plus d'encre dedans". Et puis il a beau être très apprécié par ses amis pour sa gentillesse, sa délicatesse et son tact, à la maison il se comporte toujours comme un vrai porc . Il pète sans aucune retenue, rote de même, ne s'en excuse jamais, pisse à coté des toilettes, se sert de la salade avec trois doigts au lieu d'utiliser les couverts. (d'un seul coup le rapprochement de ces deux derniers détails me frappe !) Il me demande si j'aurais le temps de l'accompagner au centre commercial pour qu'il s'achète une vélo d'appartement. Son kiné le lui aurait recommandé à lui aussi. Ah tiens ? une vague idée germe dans ma tête. "Mais Papa ma priorité est la baignoire, son étanchéité et sa sécurité, je n'aurais pas le temps pour ce vélo". Papa marche à la vitesse d'un escargot qui flâne, je ne me vois pas déambuler avec lui dans une grande surface. Il a l'air un peu déçu, c'est qu'il comptait sur moi également pour le montage de ce vélo, ces machines sont toujours livrées en kit, et ce n'est pas mon frère-underground qui ... mais bref.


Maman, Papa et mon frère cohabitent très mal ensemble depuis plus de quinze ans, et essayent chacun à leur tour de profiter de ma conversation alors que ma préoccupation principale est de tenir les délais et de retourner auprès de ma blonde.
Mardi midi je prend ma première douche dans la nouvelle baignoire. Grande satisfaction ! J'en informe ma chérie par sms. Il reste quand même du travail, mais mon départ le mercredi semble se confirmer. Je prend donc le temps d'emmener mes parents au restaurant de la ville voisine , qu'ils aiment bien. Une heure de détente bien appréciable pour toute la famille, y compris mon frère-solitaire qui a préféré rester à la maison, ce que je comprend. Maman a tenu a m'offrir le resto.


J'ai appris un peu plus tard que ce midi la, dans le sud, ma chérie avait enfin vu son papa, qu'il avait le visage tout gonflé et bleu d'un coté, "comme un boxeur". J' apprends aussi qu'en fait son papa ne parle plus depuis une semaine, sans qu'on en sache bien la raison: fatigue ou problème neurologique. Les aides-soignantes trouvent qu'il a bien baissé, comme on dit. Bien sur ma chérie est de plus en plus perturbée.


L'après-midi, suite du bricolage, avec quelques complications qui semblent devoir repousser mon départ à mercredi midi. Je décide quand même de réaliser un autre de mes projets: à 20H30 à la fin du repas j'annonce que je vais au centre commercial acheter un petit four électrique puisque le leur est en panne depuis des mois. Un four est très pratique quand on ne cuisine plus. Papa saute sur l'occasion:
"Je viens avec toi pour voir les vélos d'appartements !"

- Ah non désolé Papa mais il faut faire très vite , là, ça va bientôt fermer !
Il se rembrunit. Je pars donc seul et dans le magasin j'enclenche le mode "rapide, efficace, ne pas hésiter à demander ou ça se trouve". Le four fut ainsi vite trouvé. J'hésite trente seconde, et puis finalement me dirige avec détermination vers le rayon des vélos d'appartement. Recherche d'un modele, demande de renseignements au vendeur, et chargement du colis de 26 Kilo sur le caddy, au dessus du four. Caisse. Carte bancaire. Un petit calcul mental se fait tout seul dans ma tête: la baignoire, les fournitures de plomberie, le pret à mon frère, le four, le vélo. Retour chez mes parents, éberlués de me voir revenir ainsi chargé à cette heure la.

Maman me fait la bise et déclare "je suis triste de voir qu'on te prend tout ton temps". Curieuse formulation ? je suppose qu'elle veut dire qu'elle est touchée.
Installation du four.
Et puis de mon matelas dans le salon.

Mais ce soir la je ne sais pourquoi maman se met à déambuler en rond dans l'appartement, par le circuit salon, cuisine, entrée, couloir, sa chambre, salon, cuisine, etc. Elle est armée d'une tapette en forme de main de Mickey, à la recherche d'une mouche qui l'embête depuis plusieurs jours. Elle est persuadée que c'est la même mouche qui revient quotidiennement me soufflera mon frère-observateur. Tout en marchant à petit pas, elle parle un peu toute seule. Moi couché sur mon matelas, je la regarde passer, deux fois, trois fois, et puis j'éteins la lumière, pour lui faire comprendre que j'aimerais bien dormir. Deux minutes plus tard depuis l'entrée elle lance "tu es couché, là ?" Je fais le mort. Elle répète "Tu es couché ?"
- c'est à moi que tu parles ?

- oui.
- oui je suis couché maman, je suis fatigué.( il était tout de même minuit moins le quart)

- d'accord, bonne nuit, je vais me coucher aussi (ouf !)
Elle traverse le salon. Et lance encore, très fort "ton Papa ne te dérange pas quand il se lève la nuit ? il ne fait pas trop de bruit ?"

- Non maman, j'ai des bouchons d'oreilles.
Puis je m'endors vite. Les anxiolytiques soigneusement dosés (soi disant) m'y aident.



Mercredi 8


(ami lecteur, rassure toi, ici j'abrège)
J'ouvre un oeuil vers 4h30 du matin, contre-coup des anxyolitiques "soigneusement dosés".

Mais je me dis que si je veux reprendre la route dans la journée, il vaut mieux que je me repose encore. La liste de ce qui me reste à faire défile alors dans ma tête, ce qui a pour effet que je me lève à 4h45.
Petit dèjeuner.

Pose de deux mètres de joints d'étanchéité.
Montage du vélo d'appartement, que j'installe sur la terrasse couverte, à l'abri de la pluie et ainsi à la disposition de toute la famille. Un des arguments "contre" de Maman était qu'il n'y avait pas la place. Vers 6h je croise Papa. On discute du coût de tout cela. Il me rembourse de suite le vélo et le four. Dans la conversation il me confie que ça fait déjà deux mois que mon frère lui emprunte 400€. J'apprendrai quelques jours plus tard que ma sœur s'est également fait taper de la même somme. Toute la famille se lève petit à petit. Je commence à ranger mes affaires et débarrasser divers cartons d'emballage pendant qu'ils profitent tous de la nouvelle baignoire. Grande satisfaction pour moi. Vers 9h je ferme l'eau pour remplacer le robinet de la baignoire qui semble être un modèle de sécurité: l'eau qu'on en tire ne peut-être ni très chaude ni très froide. Vers 9h30 j'estime que je peux me permettre de jouer de la perceuse pour fixer au mur des poignées de sécurité qui aident a entrer et sortir de la baignoire, ainsi qu'un panier d'angle pour poser savons, shampoings, etc.

Fin des travaux. Rangement des outils, aspirateur, etc.
Vers 11h: embrassades, salutations, chargement de la voiture.

11H30, je reprend la route du sud et retrouve avec plaisir la compagnie de ma copine du GPS. Au moins elle, je peux l'engueuler sans retenue quand elle dit des âneries. "Mais bien que je continue tout droit ! Connasse ! je suis au péage !" Ca défoule.
Avec mi juillet qui approche, les caravanes sont déja nombreuses sur la route, mais ça roule.

Anecdote: sur l'autoroute après Montélimar, sur ces grands panneaux d'information qui annoncent les bouchons ou rappellent les consignes de sécurité, je vois un bien curieux message: "XXX NNN 06: TROP VITE ! " Qu'est ce que ça peut bien vouloir dire ? mais cette référence me dit vaguement quelque chose. Mais ... c'est l'immatriculation de ma voiture ?! De fait ça fait 20 mn que je roule à 150. Je lève le pied, en espérant que la police ne m'attendra pas au péage.

Arrivée au bercail à 21h30 sans encombres.

Chaleureuses retrouvailles de ma famille et de mon home sweet home ou il me reste six jours de détente à passer.


Que je croyais.


Mais ceci sera un autre billet.








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jeudi 2 juillet 2009

Pére indigne !


(ou "petit trésor du présent")
Lundi soir je rentre du boulot, je trouve mon fils collé comme si souvent devant le pc dans la véranda, la pièce la plus agréable de la maison. Après m'être grillé un petit bedo en douce (un cadeau d'anniv qu'on m'a fait ) j'ai bien évidemment été pris d'inspiration et j'ai attrapé ma guitare basse, l'ai branchée sur l'ampli dans la véranda en me disant "tant pis pour le fiston".
Et puis j'ai attaqué la ligne de basse d'un morceau de Muse, "Starlight".

Mon gars est ultrafan de Muse, il s'est mis a chantonner un peu avec moi, toujours devant son Pc. Alors j'ai sorti les vrais paroles de la chanson et ai commencé à la chanter le plus correctement possible, toujours en jouant la basse. Là mon gars m'a rejoint et on a chanté à tue tête tous les deux pendant quelques minutes.
Moment de pur bonheur ! je n'ai pas si souvent de la connivence avec mon gars.
Et puis il est retourné devant son Pc, pffff .
- ben tu veux pas continuer un peu ? je viens de trouver comment jouer le pont !
- ...heu....mais papa: je révise, la ! je passe le brevet demain !

oups oups oups ! a-t-on jamais vu des papas aussi irresponsables ?
(la vérité est qu'il a eu de tellement bons résultats cette année, tableau d'honneur, félicitations, etc, que je ne me fais aucun soucis pour son brevet )



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lundi 29 juin 2009

La main dans le sac !

Bien sur il ne s'agit ici ni d'une main, ni d'un sac, ni d'un chat ni d'une saucisse ( encore que ...)
Samedi dernier après midi nous étions seuls à la maison ma chérie et moi: le fiston passait le week-end chez un copain, la fillette était partie au cinéma avec des copines. Bien sur nous avons saisi l'occase pour nous lancer dans une partie de jambes en l'air (je dis "bien sur" mais ce n'était si évident il y a un an ...).
On avait fermé la porte de la maison à clé histoire d'être prévenu par des petits bruits en cas de retour anticipé des enfants, et nous étions dans notre chambre avec un fond de musique.

Nous en étions à la deuxième partie des préliminaires, dans une position presque acrobatique:
ma chérie assise sur le bord du lit, et moi debout sur le même bord, face à elle, je vous laisse imaginer (c'est la meilleure partie de l'histoire (enfin pour moi)).Position étrange mais due au fait qu'elle a une rotule en vrac et ne peut plus se mettre à genoux. J'avais un point de vue magnifique ...mais je m'égare :) ...

C'est à ce moment la que j'ai entendu la porte derrière moi s' entrebailler doucement, j'ai tourné la tête et aperçu le visage de ma fillette !
J'ai fait "Hé!", elle s'est sauvée. Je ne sais ce qui lui a pris d'ouvrir la porte en douce comme ça. En fait en trouvant porte close elle pensait que nous n'étions pas la ou en train de faire la sieste.
Elle a voulu vérifier sans nous déranger (ce qui a été complètement raté !)
Ma chérie était effondrée d'avoir été surprise dans une telle intimité, elle semblait honteuse, anéantie. Il a fallu que je la tranquillise un peu sur le fait que nous ne faisions rien de mal.
Mais bien sur une gâterie peut sembler moins naturelle que simplement l'acte d'amour, et peut peut-être sembler un peu dégradant ? c'est ce que pensent, je crois, les femmes qui ne le font pas.
Après avoir discuté un peu de la marche à suivre avec notre fille, ma chérie a eu envie qu'on prenne le temps de terminer notre séance. Elle m'a lancé "allez remonte la dessus !" LOL !
C'est à ce genre de détail que je mesure sa vraie transformation cette année. Avant il suffisait de bien moins que ça pour la refroidir, et moi aussi en fait.

Entre temps ma fille était manifestement partie à la piscine, elle avait même refermé la porte d'entrée à clé en repartant, comme pour peut-être refermer à double tour sur ce vilain moment pour elle.

Plus tard je l'ai rejoint à la piscine pour voir si elle allait bien et échanger quelques mots avec elle. Elle faisait une drôle de tête mais n'avait pas l'air traumatisée. Je ne sais pas exactement ce qu'elle a vu, il faudrait pour cela reconstituer la scène et trianguler la trajectoire de l'objet du délit pour vérifier l'angle de pénétration et la visibilité trois-quart arrière, un vrai boulot d'expert (encore que je ne suis par contre la reconstitution de la scène)
Je pense qu'il y a une énorme différence entre voir une position qui suggère un acte et voir l'acte lui même.

Le lendemain encore j'en ai touché deux mots à ma fillette, elle avait l'air juste un peu gênée.
"Oh je m'en fous, enfin ça fait drôle sur le coup mais bon: je comprend ..."
Pas évident de savoir jusqu'à quel niveau de détail il faudrait évoquer la chose avec elle.
Dans les quelques phrases que je lui ai dites, j'ai du répété 3 ou 4 fois "ta maman et moi on s'aime beaucoup tu sais". Je pense que l'amour est la vraie clé pour expliquer ce qu'est une gâterie. Faut-il pour autant faire le black-out sur les aspects plus précis, et parler explicitement de la fellation: une fille ne le fait qu'a un garçon qu'elle aime, et ça n'est qu'une enjolivure à l'amour, pas un passage obligé et à contrecoeur. Et l'hygiène doit être irréprochable.
Il faudrait qu'elle sache cela, mais sûrement une peu plus tard.
Je suis embêté qu'elle ait vu ça. Ça va très certainement marquer son rapport à la sexualité.

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dimanche 24 mai 2009

Petit trésor du passé (2)

video

Bien sur en écrivant "petit trésor pour l'avenir (1)" j'avais dans l'idée d'écrire un autre billet sur ce thème. Mais cette fois ci c'est un petit trésor du passé que j'ai retrouvé dans mes archives. Je ne l'avais pas vraiment oublié, mais il prend maintenant une valeur particuliere.

Il y a quelques années j'avais enregistré mon fils chanter une chanson extraite du film d'animation Princesse Mononoké. Il avait alors la voix claire des très jeunes garçons. Depuis il a beaucoup grandi, me dépasse de dix centimètre, à la voix grave et plein de poils aux pattes.

C'est un ado un peu gauche, que j'ai un peu de mal à comprendre par moment, et lui aussi est parfois excédé par mes façons de faire.

Ce petit enregistrement me rappelle à la fois qu'il y a toujours en lui ce petit garçon qui n'a pas fini de découvrir le monde, mais qu'il est aussi devenu quelqu'un d'autre, chose qu'en tant que Papa on ne se rend pas toujours compte.



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vendredi 6 février 2009

Petits trésors pour l'avenir (1)

En prévision des jours futurs et peut-être moins heureux, je cache ici quelques biens déjà précieux dont surement la valeur sera sans prix à l'avenir.

Comme toute vraie richesse il ne s'agit pas de biens matériels mais de vrais morceaux de bonheur qu'on ne voit pas forcement ainsi quand on a le nez dessus. Voila pourquoi je les mets de coté: pour peut-être mieux les savourer en souvenir.

Mais pour commencer: une vraie pépite que je sais apprécier quand je la trouve, sans avoir besoin de prendre du recul.
Cela arrive au moins une fois par semaine, le week-end, lorsque je vaque à mes occupations domestiques, suffisamment détendu pour être réceptif à des petits riens et que ma fillette prend sa douche dans la salle d'eau à l'étage.

Du rez-de-chaussée, si on tend l'oreille, on entend l'eau qui ruisselle contre le rideau en plastique et produit un bruit de fond apaisant comme celui de la mer, comme celui du vent. On s'imagine alors sans peine enveloppé soi-même de bien-être par cette eau chaude qui caresse sa propre peau et par ces volutes de vapeur qui détendent et relaxent
Mais c'est donc ma fillette qui se douche, et comme à son habitude, depuis qu'elle sait parler, tout en faisant couler l'eau sur elle, elle chante, a voix haute et claire.

Et son chant, pur comme l'enfance, accompagné par le bruit de l'eau, s'élève à travers les murs depuis la salle d'eau, devenue soudain le centre du monde, et éclaire toute la maison d'un rayon de bonheur.

Gageons que dans un futur pas si lointain, quand ma maison sera vide d'enfants et peut-être un peu trop silencieuse, j'entendrai toujours la voix de ma fillette et le bruit de l'eau ...
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mardi 20 janvier 2009

Le Diner - Michel Jonasz

Le diner s'acheve, on débarasse.
Les enfants grandissent, ils nous dépassent.
Tout est en ordre, tout est à sa place,
le jour de la rupture inclut.

On peut plus r'garder l'amour en face
chacun dans sa bulle, sa carapace
chacun le nez plongé dans sa tasse,
du réchauffé, déja vu.

Ou sont nos folies ? nos audaces ?
ou sont les montagnes que l'on déplace ?
Les nuits flamboyantes? les grands espaces ?
disparus ...

Le temps qui s'arrette devient le temps qui passe
le feu du désir un éclat d'surface
la voie du septieme ciel une impasse
ma petite sirene j'suis perdu ...

J'ai peur de la soupe à la grimace,
j'ai peur du froid qui nous menace,
que nos corps deviennent des corps de glace,
insensibles, deux statues.

A vouloir aimer le coeur se lasse,
un rien nous énerve et tout nous agace
nous n'sommes plus côte à côte mais face à face,
tellement fatigués, fourbus.

ou sont nos folies ? nos audaces ?
ou sont les montagnes que l'on déplace ?
Les nuits ou on s'envolaient dans l'espace ?
disparus ...

Le temps qui s'arrette devient le temps qui passe
le feu du désir: un éclat de surface
la voie du septieme ciel: une impasse,
ma p'tite sirene j'suis perdu ..

la voie du septieme ciel une impasse
ma ptite sirene j'suis perdu ..



Découvrez Michel Jonasz!

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jeudi 6 novembre 2008

Au revoir mes petits ....

(NB: mes enfants vont très bien, c'est juste ma façon habituelle et tristounette de présenter les choses qui parle ...)

Mes enfants ont sacrement grandi ces derniers temps. Les relations entre eux et moi ont changé de nature, et j'ai sûrement mis un peu de temps à laisser les choses se faire.
Comme peut-être beaucoup de parents j'ai du vouloir garder "mes petits" qu'on peut câliner, caresser, bercer et tout ce genre de relations très sensuelles qu'on a avec les bébés.

Mais mon gars à maintenant quatorze ans et ma fille onze et demi.
Ou sont passés mes petits bouts, mes petits chous, mes petits loups ...






Lui me dépasse largement en taille de 8 bons cm, il a les jambes plus velues que les miennes, chausse une pointure de plus que moi , et parfois je suis surpris de l'entendre chanter un octave plus grave que moi lors des séances de karaoke familiales.
Et je dois bien avouer que parfois je supporte mal la cohabitation avec ce jeune ado qui parle fort, a du mal à raconter les choses de façon claire et concise, prend de plus en plus de place à la maison, s'intéressent à des choses qui me sont trop étrangères, mangas ou jeux video. Oui il me donne l'impression qu'il y a quelqu'un d'autre qui habite chez moi, et que mon propre espace vitale se réduit d'autant.
Tout dernièrement quand même, il semble que nous trouvions une nouvelle façon de nous entendre lui et moi. C'est encore assez vague mais depuis mes derniers exploits sportifs, très inhabituels chez moi, il me donne l'impression de vouloir me démontrer que lui aussi est capable de performances, il m'en a fait la démonstration avec ses derniers devoirs sur lesquels il s'est appliqué de façon étonnante après que je lui ai dit ce que j'attendais de lui.
Cette nouvelle façon d'échanger des choses avec lui se placerait donc dans le domaine de la comparaison de performance. Ce n'est pourtant pas ma tasse de thé, mais depuis qu'il a une taille adulte, même si il lui reste à développer sa carrure, il aime bien se lancer dans les comparaisons père/fils.
J'ai aussi l'impression que ça l'aide à se construire d'avoir un papa qui essaie de se dépasser. Il accepte mieux que je lui demande de s'améliorer puisque j'en fais de même.


Ma fille, ma fifille, a déjà commencé sa transformation en femme même si elle à encore une taille d'enfant, une bonne tête de moins que nous.
Quand elle était plus petite, elle était beaucoup plus porté sur les câlins que son frère. Et je n'ai jamais été le dernier à prendre l'initiative de séances de bisous, caresses, gazou-gazou. Je crois maintenant qu'elle s'y est complut pendant assez longtemps pour faire plaisir à son papa. De mon coté j'avais beau être conscient qu'il fallait que je modère et arrête les contacts trop charnels avec elle au fur et à mesure qu'elle grandissait, j'ai fait traîner les choses, parce que je ne voyais pas vraiment le mal à prolonger la tendresse entre elle et moi.
Et puis dernièrement ma fillette m'a salement charrié en me déclarant lors d'un vague chamaillerie entre elle et moi "papa j'en ai marre que tu me caresses tout le temps les fesses !"
J'en ai été très vexé ! Oui je lui ai sûrement caressé les fesses trop longtemps. Elle a un petit derrière vraiment très rebondi qui attire irrésistiblement les mains. Ça fait quelques années déjà que j'essaie de me refréner, et j'aurais du cesser totalement. Sa remarque m'a donc remis en place, j'ai cessé presque tout câlin depuis plus d'un mois.
Et je remarque qu'elle ne s'en plaint pas du tout.
Parfois certes elle réclame un bisou pour être sure que je l'aime encore.

Son autre façon de grandir est de passer tout son temps libre dehors avec ses copines.
Nous habitons une résidence fermée, elle peut jouer dehors toute la journée, et en été même jusqu'à des 22h. Elle rentre à la maison pour manger ou quand toutes ses copines sont parties.
Bref elle a déjà sa vie propre.
A tel point qu'il est parfois difficile de trouver des moments de discussion avec elle.
En écrivant ce billet je réalise que ça fait bien longtemps, peut-être un an, qu'elle n'est pas venue de nuit se réfugier dans notre lit à cause d'un cauchemar ...

Bref: mes enfants grandissent et s'éloignent de nous , c'est le cours naturel des choses.


L'heureuse contrepartie à cela est que Papa et Maman retrouvent beaucoup plus de temps pour s'occuper l'un de l'autre :)

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jeudi 16 octobre 2008

je me prend la tête ?

ou "Le doute m'habite"

Je me pose sûrement trop de questions mais cette interrogation m'est venue à l'esprit:
à quoi est due la renaissance de la libido de ma chérie ?
Au départ, au printemps dernier donc, elle est allé consulter cette psychothérapeute pour résoudre ce problème. Il s'est avéré qu'elle avait vraiment beaucoup d'autres sujets de préoccupations: son père mourant et toute les interrogations qu'a laissé le décès de sa maman, toutes ces questions sur un vécu familial qui lui a laissé en fait un grand sac de non-dits.

Je sais tout ça parce qu'on a passé des heures à discuter elle et moi de ce qu'elle abordait chez sa psy. De fait maintenant elle aura passé plus d'années a vivre avec moi qu'avec ses parents. Je pense donc pouvoir dire des choses consistantes sur sa personnalité, ses comportements, même si bien sur je n'ai pas l'objectivité d'une tierce personne comme sa psy.

Ces derniers temps, elle pleure encore toutes les semaines dans le secret du cabinet de psy.
Elle même voudrait bien que ça s'arrête un peu. Par exemple elle a pleuré en évoquant le décès d'une de ses tantes il y a une dizaine d'années ou plus, alors qu'elle n'avait pas pleuré à l'époque.
On en est se demander si il ne lui faut pas pleurer maintenant tout les évènements ou elle s'est
retenu de le faire.
Elle a mis au grand jour avec sa psy qu'elle a ce besoin, hérité de sa mère, de faire semblant qu'elle est forte, qu'elle se battra contre l'adversité, qu'elle luttera contre l'ennemi, qu'elle lui opposera un grand sourire. Ce comportement serait issu du traumatisme qu'a vécu sa maman: la 2eme guerre mondiale et la déportation juive, la shoah, qui a fait des victimes dans sa famille.

Bref on est loin loin loin de la question première de ce billet:
à quoi est du le renouveau de sa libido ?
parcequ' en fait elle n'a quasiment pas abordé ce thème avec sa psy.
J'espère que sa tendance à "faire semblant que ça va bien" ne s'est pas transposé sur sa sexualité.
Cela dit j'ai peut-être tord de me poser cette question, je devrais peut-être surtout profiter de l'occasion, et m'arranger pour qu'elle en redemande.

De mon coté il est certain que le poids que j'ai perdu et que tout le sport que je fait depuis le mois de juin ont dynamisé mon organisme, que je me retrouve en bien meilleur forme et que tout naturellement ma sexualité s'exprime ainsi plus facilement. Faut pas être un bien grand spécialiste de quoi que ce soit pour deviner qu'un homme mieux dans son corps et dans sa tête
aura une sexualité plus épanouie que quelqu'un qui étouffe sous la graisse et les comportements compulsifs issus de diverses frustrations ...

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samedi 4 octobre 2008

Evenements notables


Le mercredi d'avant mercredi dernier, y'a une semaine et demi donc, je lui envoie un mail à son boulot, pour faire une récap sur notre vie intime d'escargots qui semblent malgres tout sortir timidement de leur coquilles.
J'y résumais nos difficultés propres, les axes d'améliorations possibles , et faisait donc le constat d'un petit réchauffement climatique malgres tout ces derniers temps.

Elle ne m'a rien répondu du tout.

Mais comme consequences directes:
le vendredi d'apres mon mail: sexe !
Le dimanche: sexe !!
Aujourd'hui: seeeeeexxxxxxxxxxxxe !!!!!!!!

Voila qui méritait d'être signalé.
:)


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vendredi 26 septembre 2008

Ma main sur son épaule

Bon, la, bien évidement je regrette de ne pas être photographe. J'ai cette idée de photo en tête depuis quelques temps et je ne sais comment la réaliser mieux que ça. Bien sur il s'agit de jouer sur nos deux couleur de peaux, mais je voudrais aussi savoir traduire cette idée que poser ma main sur son épaule a deux sens complémentaires, qui fait que nous formons un couple:
Elle peut compter sur moi, je suis la, présent, prés d'elle, pour la réconforter, la rassurer , l'aimer.
De même je peux compter sur elle, m'appuyer sur elle, me raccrocher à elle ....
Et ces deux formes de relations peuvent se représenter chacune par un main sur une épaule.
En plus d'être un piètre photographe, ça ne me réussit pas trop d'essayer d'écrire des choses fines ... J'espère que mes éventuels lecteurs auront quand même compris le fond de ma pensée ...

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samedi 13 septembre 2008

Elle pleure encore ...

J'avais commencé ce blog au début du printemps, en écrivant ce billet "Elle pleure enfin" .
J'y suggérais que ce serait peut-être le début d'une libération pour elle, mais la route vers un nouvel équilibre est plus longue que prévue.
Voici l'automne qui approche, l'été a été chargé de petit accrochages entre elle et moi, dont le nombre commençait a me surprendre, ce que j'ai raconté déjà cette semaine. En fait l'été a été éprouvant pour elle, surtout à cause de la venue de sa sœur ainée. De plus sa psy était en congés. Elle a repris les séances la semaine derniere.
Pendant la discussion que j'ai eu cette semaine avec elle, je lui ai demandé comment elle allait, comment elle se sentait, parce que le nombre de différents qu'on avait me semblait bien au dessus de la moyenne. Elle m'a avoué qu'elle se sentait très mal et qu'elle essayait de ne pas me le montrer, non pas pour ne pas m'effrayer ou pour me ménager, mais parce que son comportement de base a toujours été fondamentalement: "Faire front, tout va bien, malgré les contrariétés et difficultés, j'affiche un sourire inoxydable". Ceci vient de loin, c'est une protection qu'elle s'est construite quand elle était gosse chez ses parents, qui n'avaient aucun scrupules a lui lancer des " tu es moche ! tu pues ! t'es grosse ! (je ne comprend pas ce comportement de la part de gens qui par ailleurs militaient pour les droits de l'homme et l'émancipation des femmes ...)

De plus ses parents, sa sœur, l'ont toujours maintenu dans un état d'enfant soumise. Ils n'ont jamais cru qu'elle était capable de faire des études supérieures. Par contre ils ont toujours réclamé de l'attention et des services de sa part,sans jamais essayer de lui donner confiance en elle. D'ailleurs elle se plie toujours en quatre aux volonté de son père, et s'était mise en tête qu'il fallait qu'elle rende agréable le séjour de sa sœur prés de chez nous cet été, sa soeur qui a largement tendance à la prendre pour son larbin, elle s'en rend bien compte ...


Enfin bref elle est en train de remettre en question des composantes de base de son comportement, et c'est très déstabilisant, forcement. D' ou le nombre de sketches surprenant et un peu fantasques de cet été.
Elle m'a dit ne plus se reconnaitre elle même.

Et de fait, à chaque séance chez sa psy , elle pleure encore !

Même chez quand son médecin généraliste s'enquiert de son état psychologique, elle fond en larme également ...
Et elle avaient la gorge serrée lors de la discussion de l'autre soir avec moi ...


J'avoue avoir évoqué les antidépresseur, mais elle n'en veut pas, et je ne sais pas, moi, à partir de quel degrés de déséquilibre les antidep peuvent être une soluce.


J'avoue découvrir un sorte de face cachée de ma chérie.

J'avoue être un peu effrayé à l'idée que peut-être elle ne retrouverait pas son équilibre, ou en tout cas pas le même, ce qui ferait d'elle une personne différente ...
Comment vivre cela quand dans un couple le comportement de l'un subit une transformation notable, voila une question inquiétante.
Mais on en n'est pas la.

J'essaie de lui apporter mon soutien, je lui donne d'autres pistes, je ne suis pas psy mais donc je la connais très bien.

En tout cas il ne s'agit pas simplement de différences de point de vue à régler dans un couple.
D'une certaine façon, elle est malade, ou en tout cas perturbée, troublée. Je crois que je dois prendre des gants et prendre sur moi, et choisir les meilleurs moments pour en discuter avec elle. Je ne suis pas psy, je n'ai rien lu sur les rapports humains, il me faut réfléchir un peu avant de discuter avec elle si je veux espérer lui dire des choses qui font avancer.



Une "anecdote" de sa vie d'enfance, dont on mesure mal l'impact que ça a eu sur la construction de son identité (les guillemets autour de "anecdote" sont un doux euphémisme ...) :

Sa maman a d'abord épousé un premier homme, Itsrak, et puis elle a vécu avec un autre, Jacques. C'est de ce deuxième homme qu'elle a eu deux enfant, deux filles .

Mais elle n'était pas divorcée du premier mari, qui assez curieusement a reconnu les deux filles alors qu'il savait très bien qu'il n'était pas leur père.


Conséquence: jusqu'à ce qu'elle ait environ dix ans, le nom de famille de ma femme n'était pas celui de son vrai père, Jacques, mais celui du premier mari, Itsrak, qui avait l'air content de choyer ses deux "filles".


Au bout du compte se sont passé deux choses, je ne sais plus dans quel ordre puisque ma femme non plus se rend compte qu'elle n'a pas les idées claires sur les dates à ce sujet:
Itsrak est mort dans un accident de voiture.

Jacques a adopté ses propres filles, c'est ainsi qu'elles ont pu enfin porter leur vrai nom de famille ...


De quoi semer le troube dans les relation parents-enfants , il me semble ...
Cette histoire n'est pas remonté à la surface brusquement par un effet magique de la psychothérapie, hein, elle la connaissait depuis longtemps. Mais elle 'avait pas creusé jusqu'ici les conséquence que ça pouvait avoir, comme semble-t-il un colère rentrée envers ses parents.
Et de la colère aux larmes ...

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vendredi 12 septembre 2008

Confession d'un barjo

Le barjo, c'est moi !
Je suis encore sous le coup d'une contrariété anodine survenue chez moi Mardi:
nous étions installés devant un film, elle m'a gentiment demandé de bien vouloir changer de tee shirt . Oui je devais sentir la transpiration parce que oui j'avais encore couru en début de soirée et non je ne m'étais pas changé, parce que je transpire même longtemps après avoir arrêté de courir, et que donc j'userais allègrement 3 tee shirt par footing s'il fallait que je reste dans un état irréprochable: un pendant la course et deux après. Et oui j'ai tord de me formaliser pour ça. Je n'ai rien dit, suis allé me changé, me suis douché même. Oui elle a le droit de demander ce genre de chose. Et oui elle a senti que j'étais un peu contrarié. Depuis elle se montre particulièrement douce, gentille, caressante avec moi. Mais je reste bêtement bloqué, buggé par cette histoire de tee shirt qui pue. Barjo ! "Mais alors quoi ? pourquoi tu fais la gueule juste pour ça ? t'es pas si con que ça ? enfin pas tout le temps ?"

En fait y'a un passif, un contentieux, un historique de choses qui ne se sont pas bien passées entre elle et moi depuis le début de l'été, et c'est ça qui me bloque, qui me fait penser que ma petite dame est bien exigeante avec moi alors qu'elle n'en fait que selon son bon vouloir.
Inventaire des choses qui m'ont contrarié:
(alors ça c'est digne de ce personnage de film , "Confession d'un barjo" ou un simple d'esprit , interpreté par Hyppolyte Girardot , note dans un petit carnet toutes ses contrariété "Aujourd'hui M Truc m'a parlé trop fort et m'a serré par le cou". Dans mon carnet à moi y'a donc:)
- Avant la venue de sa frangine d'avec qui je suis très fâché et que je ne conçois pas recevoir sous mon toit , elle m'a dit
"Tu ferais mieux de partir de la maison , va passer quelques jours chez ta cousine par exemple". Partir de chez moi et pour laisser la place à sa conne de sœur ? et puis quoi encore ? ça me fait drôle d'être traité ainsi !

- Y'a eu donc ce reproche chargé de pleurs qu'une fois je n'étais pas la au bon moment, que j'ai raconté dans "la dispute". on a eu beau s'expliquer complètement à ce sujet, ça reste un comportement étrange et nouveau de sa part, je trouve.

- J'étais bien content, et elle aussi, que depuis le mois de Mai, elle n'ait plus à remonter à Paris pour s'occuper de son Papa.
Et voila qu'elle s'est trouvé deux jours de colloque professionnel à Paris début octobre, à demandé à y participer. Sa patronne veut bien lui payer le colloque (mais pas le déplacement ....) donc elle va y aller, elle en profite pour se goupiller quelques soirée avec sa bonne copine parisienne qui lui manque tant . Super ! je kiffe trop la vie de père célibataire !

- Samedi dernier elle apprend fortuitement que c'était l'anniv d'une maman du quartier, que j'aime bien aussi.
Le soir vers 18h, elle me lance "je vais chez Christine, lui apporter le petit cadeau que je lui ai acheté".
Bien sur elle n'est pas revenue avant 20h30, Christine est une bavarde aussi, elle a sorti l'apéro.
Ma douce s'est bien rendu compte après coup qu'elle s'y était prise d'une drôle de manière, à partir si brusquement et nous planter la pour la soirée. Le fun est qu'elle s'est fait charrier grave par mon fils "ben pourquoi tu m'as pas emmené ?" (le fils de Christine est le meilleur copain de mon fiston.) J'ai ostensiblement fait signe à mon petit gars d'en rajouter une couche !

ENFIN BREF j'accumule ce genre de contrariété ou j'essaie de me montrer plus ou moins bon prince: j'exprime mon désaccord
avec humour et légèreté , parce que j'estime ne pas avoir le droit de lui dicter ce qu'elle doit faire.
Mais à force d'accumuler,je me vexe pour un tee shirt qui pue.
Barjo ....


Ou alors est ce la vie à deux à long terme qui devient ...trop longue ? c'est grave ça !
Je préfère croire qu'elle est encore fragilisée psychologiquement de voir son père mourir à petit feu ...
Elle va toujours le voir deux fois par semaine et en revient souvent secouée.



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vendredi 8 août 2008

Taratataaaaaaa !!!!!!

C'est pas trop mon genre de fanfaronner, de faire le fier et de me vanter (enfin je crois ...)
Mais la je bombe le torse, j'arbore un grand sourire victorieux , je prendrais presque des poses de sculpturiste et je me gargarise sans complexe aucun pour déclarer que
IL Y A UN AN JOUR POUR JOUR QUE J'AI FUMÉ MA DERNIÈRE CIGARETTE !!!!

Pour certains l'arrêt de la clop est relativement facile, mais personnellement je ne compte plus les tentatives ratées depuis presque 14 ans , l'age de mon fils en fait. J'ai essayé " à sec", au patch, au zyban, tout ce que j'ai réussi à faire c'est grossir à chaque fois, sans jamais reperdre complètement le poids gagné.


Cette fois ci j'ai suivi le traitement au Champix, controversé comme tous les traitements, et je n'irai pas jusqu'à dire que c'est le traitement miracle. Je suppose que j'étais aussi dans un état psychologique propice à l'arrêt. Mais le fait est que c'est bien la première fois que je reste un an sans fumer. Je sais qu'il faudra que je reste vigilant le reste de ma vie, tant de gens rechutent après quelques années.
Pour l'instant je jouis de cette victoire.
Oui j'ai grossi mais j'ai déja reperdu tout le poid que j'avais pris, et il me prend maintenant un certain enthousiasme pour le sport. J'avais repris le cardio training (machine à pédaler chez soi) au mois de mai, et puis le footing au mois de juin, et la j'en suis à 45mn de footing, six kilomètres, à peu prés deux jours sur trois. "rythme tranquille" me disent mes collègues sportifs, certes, mais pas mal pour un petit gros je trouve.
Certainement que j'aurais été incapable de ça en étant resté fumeur.
Et ça à d'autres conséquences sur ma vie quotidienne:
je n'ai plus trop envie de rester des heures devant mon Pc, j'entreprends avec plus d'enthousiasme divers travaux de bricolage que je laissais traîner , et mine de rien ça donne une autre image de leur père à mes enfants.
En prime, ma libido largement érodée par "l'usure du couple" a repris du poil, même si il y a encore du boulot, la.
Mais mon programme de remise en forme n'est pas terminé.

Qui sait, je serai peut-être prêt pour le marathon Nice-Cannes en Novembre ?
(Je blague, hein, je cherche à me préserver de l'infarctus, pas de m'en provoquer un ! )

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jeudi 7 août 2008

Avant ...


....pfouuuu, voila que cette semaine un ancien camarade de lycée me retrouve sur le site "Copains d'Avant" et me montre une jolie collection de photos de l'époque, prises pendant des "boums" qu'il organisait souvent dans la cave de la maison de ses parents.







Voila qui me plonge dans la plus grande nostalgie teintée de regrets de ne pas avoir su profiter mieux de ma jeunesse. Je ne suis pas à plaindre, hein, ni avant ni maintenant, mais simplement revoir ces jeunes qui s'amusent, se marrent, flirtent, jouent à l'amour, et bien voila qui met encore plus en évidence la cinquantaine qui me guette au loin, comme elle guette également tous ces jeunes d'autrefois . Seulement je ne sais pas quelles têtes ils ont aujourd'hui, je me souviens d'eux comme ils étaient alors, et ce passé prend soudainement des allures d'un présent dont je serais maintenant exclu ...

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lundi 4 août 2008

La dispute

Une dispute entre elle et moi relève de l'exceptionnel.
Elles se comptent sur les doigts d'une main depuis qu'on est ensemble, et je ne suis pas sur qu'il y a besoin de cinq doigts pour les compter.

Mais donc dispute il y eut, très récemment.Cela m'a fort surpris et je n'ai pas encore tout tiré au clair, d'ou ce billet, qui n'est qu'un préliminaire à une explication que sûrement il faudra que j'ai avec elle.

J'hésite a raconter par le menu le déroulement de cette dispute, parce qu'elle va sembler banale et n'aura rien d'intéressant. Mais comment faire autrement que de la conter ? je vais quand même essayer de faire court.

Mi Juillet , elle et les enfants sont partis trois jours chez des amis. J'aurais pu me joindre à eux mais j'avais vraiment besoin de quelques jours de décompression complète après cette année un peu difficile qu'on a eu, ou je suis resté plus souvent qu'a mon tour seul à la maison avec les enfants.

Elle m'avait dit rentrer le mardi vers 18h. J'avais quelques courses à faire et m'étais organisé en conséquence. Vers 17h elle me fait envoyer un SMS par ma fille:
"On vient juste de partir, on sera la vers 20 h"
Oups ! ça bousculait un peu mes plans, je suis donc parti de suite faire ce que j'avais à faire au lieu de l'attendre.
Je suis revenu vers 19h30: ils étaient en fait déja arrivés, elle était en train de décharger ses bagages.
Jusque la, aucun probleme (enfin c'est ce que je croyais)

Pendant la soirée on a discuté des projets d'ameublement de notre chambre.
Ça fait quelques temps que je suis sur le sujet: notre chambre est assez petite et il n'est pas facile d'y caser penderie, rangements, lit qu'elle voudrait en 160 plutôt qu'en 140. J'ai donc visité quelques magasins, pris quelques mesures, cherché des meubles sur Internet, et étudié les compromis qu'on est obligé de faire vu le peu de place dont on dispose. Je lui ai parlé de quelques possibilités, qu'elle a balayé d'une phrase " Nos copains H et JM, eux, ils ont deux penderies dans leur chambre !"
Drole d'argument: H &JM ont la place pour deux penderies et pas nous !
Je lui ai fait remarqué d'un air agacé que son argument ne tenait pas la route.
Le lendemain on continue la discussion, je lui montre sur le Pc quelques possibilité que j'ai calculée. Mais pas de mystère: on manque toujours de place.
je lui évoque alors la possibilité de faire construire une mezzanine dans ce grand volume au dessus de la cage d'escalier. Ça nous rajouterait presque une pièce en plus, de quoi faire un dressing.
"Pas question que j'aille dans une autre pièce pour m'habiller !"
Ah tiens ? pourtant les dressing, pièce dédiée à l'habillement, sont très en vogue dans les maison dotées de suffisamment de place. Et oui j'ai lu quelques articles sur l'aménagement intérieur.
De plus je trouve très pratique de pouvoir chercher ses vêtements en dehors de la chambre ou l'autre est en train de dormir.
Une fois de plus je lui ai répondu un peu sèchement, vexé que mon travail de recherche qui m'a pris quelques temps, soit anéanti en deux phrases, sans qu'elle se soit vraiment penché sur la question, plan de la chambre et mesures en main.

Cette fois ci elle a été agacée de mon propre énervement. Sont venues des répliques dignes du mauvais scénario d'un mauvais film "Je ne peux plus rien te dire", "tu t'énerves pour un rien" .
Ne manquait que le fameux "tu veux toujours avoir raison", véritable scie de la vie de couple.

Et a cela elle a rajouté:
"Hier j'ai été très déçue que tu ne sois pas la pour m'accueillir à mon retour, j'ai trouvé la maison vide, et ça sentait les assiettes".
Effectivement comme je l'ai dit plus tôt, j'ai du revenir à la maison 10 minutes après son arrivée.
Et oui il y avait encore mon assiette du midi dans l'évier.
La discussion a dégénéré en dispute "froide": personne n'a crié, mais elle s'est mise à pleurer ...


Alors pour cette histoire de meuble, ok, j'ai été un peu sec avec elle , j'avais quelques raisons pour cela, mais c'est une histoire réglée, oubliée.
Par contre, qu'elle me reproche de ne pas être la au moment ou elle le souhaite, surtout qu'en plus elle change ses horaires au dernier moment, voila qui me plonge dans une grande perplexité !
Je ne suis pas du tout le genre d'homme à être toujours parti en vadrouille.
Une de mes caractéristiques est justement d'être toujours la.
Elle sort régulièrement avec ses collègues, va passer des week-ends avec ses copines, m'annonce à l'improviste "ce soir je vais au cinoche". Elle est comme ça depuis tout le temps, et loin de moi l'idée d'être une entrave à ses habitudes de femme libérée. J'ai seulement demandé, et obtenu difficilement, à ce qu'elle me prévienne à l'avance quand elle a une sortie de prévue.
Çà me semblait particulièrement important quand nos enfants étaient en bas âges.
Et même s'ils sont maintenant de jeunes ados, il me semble toujours important de garder une certaine cohésion à notre vie familiale.
Mon caractère fait que je sors très peu et elle sait depuis tout le temps qu'elle peut compter sur moi. Même quand les enfants étaient bébés, éventuellement malades, elle est toujours sortie l'esprit tranquille. Ces derniers 18 mois également elle s'est absenté un week-end par mois, pour aller s'occuper de son père. C'était difficile pour elle, oui, mais ce n'était pas particulièrement facile pour moi d'avoir à faire tourner la boutique, courses, ménage, lessive, devoirs des enfants etc.

Et voila qu'elle me reproche de n'avoir pas été la au moment ou elle le souhaitait alors qu'il n'y avait pas de necessité particuliere .....
Je ne comprend pas, et j'en suis vexé.
Etre dispo pour ma famille, j'en fait presque un point d'honneur.
Je ne suis pas un superman, ni un artiste accompli, ni un intellectuel cultivé, ni quoi que ce soit qui permette de briller en société.
Mais je suis un pere de famille tres impliqué dans mon rôle.
On ne peut pas m'enlever ça.

Il va faloir tirer cette affaire au clair avec elle.

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mardi 3 juin 2008

A suivre ...

lalinea
Allez je bouge d'ici.
Je n'ai pas tant de choses à raconter qui méritent une exposition publique.
J'ai songé à laisser en ligne mes quelques billets préférés, mais il n'y en a que deux ou trois alors à quoi bon ....
Je ferme les commentaires pour ne pas revenir ici tous les jours.
(du coup pourquoi ne pas supprimer ce blog ....)
Désolé pour ceux qui ont écrit ici.

Tiens j'ai appris un mot:
Entrée: hypergraphie
Rédaction excessive de journaux, de notes autobiographiques, de romans.
Source: Tiré de Terminologie de neuropsychologie et de neurologie du comportement. Recherche et réd. Louise Bérubé., c1991.
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mercredi 28 mai 2008

Le baiser



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mardi 6 mai 2008

Le grand voyage.

C'est d'un banal: j'ai déposé ma chérie à l'aéroport ce matin, elle monte à Paris s'occuper de son père. Comme si souvent.
Alors pourquoi raconter ça encore une fois ?
Et pourquoi ça me noue toujours autant l'estomac ?

Cette fois ci c'est un peu particulier: elle revient avec son père jeudi matin.
Ils auront fait le trajet de retour en ambulance, de nuit.
Une chambre l'attend dans la maison de retraite médicalisée juste à coté de chez nous

Çà fait des semaines qu'il réclame de venir s'installer près de chez nous.
Il aura fallu un peu de temps pour organiser tout ça, faire les démarches avec la maison de retraite, faire transférer son dossier médical à l'hopital d'ici, et puis se faire sa propre opinion des risques d'un tel voyage pour un monsieur en si piteux état. Les medecins ne font aucun pronostic sur, mais savent que le moral du papy est aussi important dans le fragile équilibre qui le maintient en vie, ainsi que dans la qualité de la fin de sa vie. Alors si le papy veut être plus proche de sa fille, de ses petits-enfants, qu'il a les moyens de se payer le trajet et la chambre hors de prix, pourquoi lui refuser ?
Ma chérie s'est quand même retrouvée en situation de décider de faire ce transfert ou pas.
Sa grande crainte: que la fatigue du voyage cause le décès de son père, qu'elle s'en trouve du coup d'une certaine façon responsable ...


On ne sait ce que va donner ce séjour en maison de retraite. Papy va-t-il se faire à la vie en collectivité, aux règlements, aux horaires ...
On ne sait pas non plus si son état permettrait de le ramener chez lui de si tôt s'il ne s'adaptait pas.

Autre questionnement, beaucoup plus égoïste : comment va évoluer notre vie de famille avec le papy a proximité, demandeur de notre présence ?
Je n'ose même plus penser à notre vie de couple ...
Ma chérie va tacher de ne pas tomber dans le piège d'aller voir son père tous les jours.
Je lui ai conseillé de poser des limites des le départ: deux fois par semaines, ou trois, ou ...
Je pressens que ce pari va être difficile à tenir ...

Autre questionnement égoïste: ça n'est déjà pas si facile de coacher nos deux pré-ados, la, alors vais-je y arriver si elle est de moins en moins disponible ?
Le week-end dernier j'ai vu chez elle des symptômes qui me font dire qu'elle perd déjà un peu pied sur le quotidien à gérer, obnubilée qu'elle est par son rôle de fille responsable de son père mourant, et bien sur je la comprend. Peut-être aussi est-elle habituée à compter sur moi ...


Un truc que je pige pas: les parents de ma femme avaient des vies très actives, des jobs passionnant, ont fait plein de voyages pour le boulot ou en touristes, avaient des activités à coté, tennis, bridge.
Et pour eux il était hors de question qu'avoir des enfants soit un frein à leur mode de vie.
Comme ils avaient les moyens, ils ont pris une nounou à domicile pour maintenir leur train de vie.
Quand nous même avons eu des enfants, des le début le message de belle-maman fut très clair:
"Nous n'allons pas pouvoir nous en occuper pour vous"

Je suis bien surpris dans ses conditions la qu'une fois la vieillesse venue et l'autonomie perdue, sa mère surtout ait été aussi exigeante avec sa fille, lui réclamant présence et assistance de tous les instants alors qu'elle avait tout l'argent du monde pour employer du personnel.
Son papa a en fait le même comportement, même s'il demande plus gentiment.
Ils n'ont pas voulu être esclaves de leurs enfants, soit.
Mais réclament un bien grand dévouement de leur fille.

J'ai raconté cette incohérence de comportement a une amie.
Elle m'a répondu "Ce n'est pas incohérent, ça s'appelle de l'égoïsme"
Mais qu'y faire.
On n' envoi pas sur les roses un papy si affaibli, dont on ne sait pas bien pour combien de temps il en a au juste.


Il va d'abord avoir une première chambre qui n'est pas si mal mais en fait on attend que se libère la grande chambre du dernier étage, celle avec vue sur mer.
Cette belle chambre lui est réservée puisque ses revenus le lui permettent.
N'y a plus qu'a attendre que l'occupant actuel "s'en aille".
Pour faire le grand voyage.
Beau-papa y prendra alors place.
Et attendra son tour.
Au soleil, face à la mer.



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mercredi 30 avril 2008

De plus en plus belle !

Hélas non, même si ma femme et ma fille embellissent effectivement de jour en jour (*), ce n'est pas de cela que je veux parler.
C'est la complexité de ma vie familiale qui s'enchevêtre de plus en plus belle.

Je ne saurais pas décrire la discussion difficile et pesante que j'ai eu avec mon fils hier soir.
Je suis rentré plus tard que prévu du boulot, vers 20h, pour trouver ma femme et mon fils en pleine dispute. Je les ai laissé d'abord s'en débrouiller eux même.
Ensuite j'ai pris le relais, pour essayer de savoir de quoi il retournait, quoi en comprendre, quoi en conclure. Fin de discussion à 22h30 avec mon fils, il était quasiment en état de crise de nerfs, et ensuite debriefing jusqu'à 23h30 avec ma femme.

J'en ai tiré quelques maigres conclusions concrètes qui j'espère feront avancer les affaires pour la suite. Quelques instructions simples et claires pour mon fils pour l'aider à s'organiser dans ses devoirs, et recommandation à la maman de ne plus s'en occuper.
Elle est trop perturbée elle même en ce moment.

Ce qui va complexifier la situation de plus en plus belle je pense , c'est l'arrivée la semaine prochaine de mon beau-père quasi mourant dans une maison de retraite médicalisée voisine de notre résidence. Il vient en ambulance vu son état, 900 km de route, je vous dis même pas le tarif.

On va pouvoir lui rendre visite tous les jours youpi.

(*) plus faux cul que moi y'a pas.
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jeudi 24 avril 2008

sooner or later



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lundi 21 avril 2008

Comment trouver assez facilement des mp3 sur le web

De façon assez surprenante, ce petit gadget est fourni par Google lui même et permet de trouver assez facilement des mp3 sur le web.


Par exemple, tapez "Libertango" dans le champ de recherche
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"J'aimais bien tes cheveux noirs"

Le lieu: retour à la maison
L'époque: fin de banale journée de travail
L'action: retrouvaille du soir, debriefing dans la cuisine
Les personnages: elle et moi.

Certains seront surpris que j'appelle "retrouvailles" le simple fait de la rejoindre à la maison le soir après s'être quitté depuis seulement le matin. Mais en ce qui me concerne , ce n'est qu'a partir de ce moment là que je peux être réellement moi même, et en compagnie de ceux que j'aime: elle et les enfants.
Toute la journée aura été consacrée à mon employeur, contre qui il faut tous les jours combattre pour arriver à un compromis acceptable entre l'engagement qu'il me demande et le salaire qu'il me verse.
Parce que oui: les employeurs ne demandent pas seulement qu'on travaille pour eux, mais aussi qu'on soit politiquement engagés à leurs coté pour toujours plus de profits.

Pour exemple: ce mercredi qui vient, je suis invité avec une petite quinzaine d'autres membres de mon entreprise à partager le petit-déjeuner en compagnie du président-directeur-général adjoint , parce qu'il souhaite, dit-il, entretenir des rapports directs avec ses cadres.
Concrètement, bien sur qu'on ne va pas tous se retrouver en pyjama autour d'une table à éviter l'haleine des autres en se grattant la ou ça démange.
Ça sera simplement une réunion plus matinale que d'habitude , vers 8 heures, au très chic siège social parisien. Le café, les viennoiseries et les jus de fruits seront de la partie, surtout pour faire jolis puisqu'en fait nous ferons tous mine d'écouter attentivement le PDG répondre aux question qu'il nous a été demandé de préparer 2 semaines plus tôt.
Concrètement, l'heure matinale fait que nous serons quelques uns à avoir pris l'avion depuis la veille et avoir passé la nuit à l'hôtel pour pouvoir être à l'heure au ptitdej' présidentiel. Ça fait assez bling bling tout ça.
Et du point de vue "réchauffement de la planète" le bilan n'est pas fameux non plus. Je rentrerai chez moi l'après-midi même, en avion aussi bien sur.
N'empêche que je m'estimerai volé d'une soirée , d'une nuit et d'un réveil en famille.

Parce que donc je l'ai dit: ma famille est ce qui compte le plus pour moi, et je ne me sens plus vraiment moi même sans elle. Ce n'est certainement pas le signe d'un grand épanouissement mais bref ...

En fin de journée donc, mes enfants mon épouse et moi échangeons de longs câlins/bisous/mamours et j'aime ensuite passer un moment dans la cuisine avec ma douce à parler des préoccupations ou affaires diverses du moment.
Notre cuisine est minuscule, à peine plus vaste qu'un large couloir. Au mur est fixé un plateau de table au long duquel court un grand miroir qui agrandit la pièce illusoirement. Une fois assis à table, on se retrouve face à son propre reflet. Du coup tout en discutant, on se regarde machinalement, on inspecte l'état de ses dents ou de sa peau, on force des sourires et des grimaces pour voir si ses rides se sont creusées. Parfois quand les enfants sont de la partie, il s'en suit des fous rires qui sont à eux seuls une vraie raison de vivre !
Ce soir la mon regard s'est soudain arrêté sur un petit bataillon de cheveux blanc dressés en rangs serrés sur ma tête: ils avaient l'air bien plus nombreux que d'habitude. Mes premiers cheveux blanc ne datent pas d'hier, loin de la, mais jusqu'ici ils se confondaient avec les reflets luisant de mes autres cheveux que j'ai très noirs, et qui me donnaient encore l'air d'une relative jeunesse. Souvent les gens étaient surpris d'apprendre mon âge.
Mais maintenant, mes cheveux blanc sont devenus trop nombreux pour que l'illusion d'optique fonctionne encore. Il se sont en fait organisés, rassemblés, alignés pour être mieux vus et semblent manifester pour la reconnaissance de leur particularité culturelle. Et ils commencent à se faire entendre.
Je l'ai fait remarquer à ma douce, qui l'avait déjà observé bien sur.
Elle me suggère "Fais toi une couleur ?"
L'idée m'a amusé, je l'ai considéré quelques instants.
Et puis non: se faire une couleur voudrait dire que toutes les 3 à 4 semaines je découvrirai à nouveau que je ne suis plus aussi jeune que je le croyais.
Je préfère que tout le monde s'habitue à cette idée progressivement et peut-être même me découvre un nouveau charme.
D'elle même elle a ajouté:
"...et puis non, laisse tomber la couleur ...."
J'ai été surpris de découvrir du coup que sa proposition était sérieuse.
Et puis elle a ajouté encore:
"Mais j'aimais bien tes cheveux noirs"

C'est cette petite phrase qui fait que maintenant la vision de mes cheveux blancs me plonge dans une grande nostalgie ....
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vendredi 11 avril 2008

Elle pleure enfin .

Elle vient de découvrir en elle un abîme de désespérance apparemment sans fond .
Et elle pleure, pleure et pleure. Beaucoup chez la psy, un peu avec moi.
C'est venu d'un enchaînement de choses dont on ne s'attendait pas à qu'elles aboutissent à ce flot de larmes.

A l'origine: le néant sexuel chronique entre elle et moi.
Je précise de suite: je l'aime, je n'envisage pas de vivre sans elle.
Mais notre harmonie sexuelle n'a jamais été au top.
Je précise aussi: je dois être la seule personne au monde à penser que l'amour au sein d'un couple n'est pas fondé sur le sexe. Mais ça correspond en fait à mon vécu. Je n'ai aucun autre vécu amoureux qu'avec elle

Mais bref: pour essayer de retrouver des relations sexuelles satisfaisantes entre nous deux, après une longue discussion elle m'avait proposé qu'on aille tous les deux voir une psy qu'on lui avait recommandé. J'ai accepté sans hésiter, trop content que pour une fois elle se décide aussi à se remettre en question.
Et finalement une fois le rendez-vous pris, elle m'a dit qu'elle préférait y aller d'abord seule.
Voila qui allait aussi dans le bon sens selon moi, parce que je n'avais pas osé lui faire remarquer que sur les 15 dernières années, moi j'ai vu deux psy, j'ai fait une petite cure d'antidep , j'ai vu un sexologue, alors qu'elle n'a rien entrepris de tel de son coté.

Donc elle va chez la psy depuis peut-être deux semaines, deux fois par semaine, elle y passe facile une heure.
Et elle y pleure, pleure et pleure ....

Ce qui en fait est une bonne nouvelle.
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