jeudi 14 novembre 2013

pic et pic et cardiogramme


Petite question que je me pose, qui restera sans doute sans réponse:
depuis près de 80 fois que je fais ce même circuit de vélo deux fois par semaine , je me demande comment il se fait que mon état d'esprit évolue toujours de la même façon pendant cette trentaine de kilomètre , et que je passe même par quelques états surprenant selon moi. Ce qu'il me faudrait c'est un encephalographe portable blutooth ou ANT+ compatible Android (lol !) , mais comme ça n'existe pas voici la courbe de ma fréquence cardiaque pendant ce circuit, suivie de mes passionnant commentaires:






- Pendant les 3 premiers kilometres j'éprouve toujours une grande satisfaction à reprendre le vélo.  J'en suis pourtant juste à traverser le centre ville, mais mon pauvre corps de sédentaire boudiné apprécie de s'étirer enfin et de respirer amplement.
J'avoue aussi que je me la pète un peu sur mon beau vélo suréquipé,  avec ma tenue de super-héros, à affronter la ville à mains nus au milieu des voitures. Parfois les gens se retournent sur mon passage, surtout depuis que j'ai rajouté cette petite led bleue vissée à la valve de ma roue avant, qui tournoie en brillant de milles feux.

- Les dix kilomètres suivant sont une longue ligne presque droite, presque plate, et la je me préoccupe un peu de ma perf du jour: arriverai-je à la première étape avant les vingt minutes ou pas ? car c'est une bonne indication du temps final.

- Ensuite le gros morceau: les cinq kilomètres de montée, bien visible sur le cardiogramme puisqu'il s'agit du plateau au dessus de 160. Pendant le premier tiers de la montée je me demande presque toujours si j'arriverai jusqu'au bout alors que je n'ai jamais failli.

- Et pendant les deux derniers tiers, c'est là que je me demande pourquoi mes pensées s'en vont toujours errer vers mes diverses préoccupation personnelles et professionnelles. Je suis pourtant en plein effort mais je me débriefe tout seul les divers incidents techniques que j'ai eu à résoudre dans la journée, ou bien je pense à la situation de ma famille. Je trouve étonnant que mon cœur puisse être "dans le rouge" et ma tête tout à fait à autre chose ...

- Au kilometre 15, fin de la grosse montée, c'est la pause indispensable, le cardio redescend à 130.
C'est la un des grand intérêts du cardio pour moi : il parait que si le pouls mets trop de temps à se calmer quand on s'arrête, c'est signe d'un surentrainement ou d'un problème cardiaque. Vu mon age je préfère garder un oeuil sur ce genre de symptômes.
Pendant cette pause de quelques minutes, il se produit presque toujours un phénomène très étonnant, peut-être causé par le fait que je descend de ma selle et que mon périnée n'est plus compressé ? je ne sais pas mais le fait est que j’attrape souvent une érection à ce moment là, quelque chose de mécanique, causé par aucune sollicitation érotique ... Il y a des bruits qui courent comme quoi le vélo rendrait impuissant, et bien ça ne semble pas être mon cas: bonne nouvelle !

http://veloptimum.net/Velop/dope/dope.html

Je précise quand même au passage que les seuls "produits" que j'absorbe pour la pratique du vélo sont:
de l'eau, beaucoup d'eau, additionnés de quelques grains de sels quand il fait très chaud et que je transpire beaucoup. Le sel facilite la rétention d'eau.  Pour les plus grandes balades j'emporte quelques abricots secs et des petits gâteaux. Une seule  fois j'ai essayé une boisson isotonique: ça a un gout sorti de l'espace mais procure une sensation étonnante de se désaltérer vraiment, alors que l'eau de mon sac dorsale, à force de tiédir devient un peu écœurante.  Parfois je fais une petite cure de magnésium quand je ressens trop souvent des prémices de crampes.

Pour revenir à ce parcours, sur sa deuxième moitié je me laisse plus aller à des sensations de balade , parce qu'avec l'altitude viennent les beaux paysages, que la redescente  permet de prendre de la vitesse à bon compte et de se laisser griser.

Pour finir, lors du retour dans ma résidence j'avoue que mon égo espère toujours que des voisins ou voisines me verront revenir fièrement, tout trempé de transpiration,  mais avec le sourire en banane sur ma bécane qui brille comme tous les phares d' Ouessant.








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