samedi 16 avril 2016

J'ai repris le vélo, enfin j'ai enchainé quelques séances. Pour cela j'ai du vaincre une curieuse fatalité qui m'a fait crever une première fois a 6 km de chez moi et je n'ai pas pu réparer. Ma bombe anti-crevaison a encore fait un flop, sa mousse ressortait par divers endroits du pneu.
Le moment ou on se rend compte qu'il va falloir rentrer à pied sonne comme une VDM  mais j'ai vite relativisé.
Je suis donc rentré en poussant le vélo, à moitié en petite foulée histoire de ne pas m'éterniser sur ce fiasco. Le lendemain après réparation j'ai repris le même parcours et ai encore crevé a 8km de chez moi ...
Cette fois ci j'ai réparé mais ai préféré rentrer tranquillement à la maison pour chercher la vraie cause du problème. Pas de mystère: pneus tout usés, craquelés, fond de jante percé.
Il faut dire qu'ils sont d'origine, je leur ai roulé dessus pendant 8 000 km et je n'aurais pas aimé être à leur place.
Mais voilà qu'une étrange malédiction avait  vidé par avance les stocks de pneus à ma taille à mille milles à la ronde, tant chez D4 que chez le bouclard de mon quartier  comme ils disent sur velotaf.com. Pour faire du vélo faut s'accrocher je vous dit.
Enfin depuis dimanche  j'ai pu enchainer trois séances avec le mardi et le jeudi. Pour des chronos déplorables mais qui s'en fout ?
Après les sorties j'ai le nez dans mes rapports G@rmin, je traque les minutes perdues ou gagnées, ça fait durer le plaisir.
Je cherche aussi comment éviter que  pendant tout le circuit je rumine encore les choses qui me tracassent dans ma vie perso. Je les ressassent peut-être encore plus fort sous l'effet de l'effort. Je crois que tout au long de la montée vers G@ttieres , dans laquelle je peine pourtant fort, je ne lâche jamais l'affaire: je broie du noir, des monceaux de noir, tout va mal tourner et mal finir c'est sur.
Ce n'est peut-être qu'une fois franchi le point culminant à La G@ude que je m'allège de tout ce poids, me laisse enfin porter par le vent de la vitesse dans cette grande et douce descente qui se cambre en multiples courbes et laisse juste ce qu'il faut d'effort à fournir pour que j'ai l'impression que c'est la seule force de mes mollets qui me propulse à 45Km/h.
Je rajeunis , quoi.

Enfin c'est mieux que ce que j'écrivais deux semaines auparavant:

 J'ai ce truc noir en moi, comme une impression de creux juste sous le sternum, une dépression béant sur un inconnu effrayant. Comme perspective une éternité a porter de lourdes pierres, à trainer des boulets. Une lumière noire teinte tous les possibles en tragique.
Ce truc noir est une peur, je n'ai su la nommer que depuis quelques jours et je m'en sens presque soulagé. Une chose identifiée fait moins ... peur ?
En  fait je n'ai jamais connu de vraie peur auparavant , j'ai toujours baigné dans la douceur turquoise des lagons, je n'ai pas la peau assez dure ?
Comment savoir à quel niveau pression on est capable de résister ?
Quand on gonfle un ballon comment sait on quand il va péter ?
On ne sait pas.



8 commentaires:

  1. Quand tu marches longtemps (rando de plusieurs jours), tu te rends compte que les premiers jours ça tourne sans arrêt dans ta tête (questionnements, aigreurs, regrets, angoisses, etc.) et qu'au bout de quelques jours (je dirais trois en moyenne) ça se calme... le "bruit" se tait. Je pense que c'est normal, surtout quand on est habitué à ne jamais laisser notre esprit vagabonder (par peur du bruit sûrement) en l'occupant sans cesse (tv, ordi, lectures, travail, blabla...). Donc dès qu'il n'est plus occupé il turbine à fond... jusqu'à s'épuiser, passer à autre chose et se rendre compte que les paysages sont chouettes, que les sensations sont bonnes, que la vie peut être belle finalement quand on lève le nez. :)

    Ces derniers temps j'ai remarqué que le "bruit" s'installait lorsque je mangeais seule. Je me prépare un bon repas, je m'apprête à le manger avec plaisir, je m'assieds puis... je reprends conscience à la fin de mon assiette et je me rends compte que j'ai passé mon temps à penser à des choses négatives. Ce qui m'embête encore plus c'est de donner de la nourriture à mon corps tout en l'accompagnant d'énergies négatives...
    Je n'ai pas l'impression que ça me le faisait avant, ou alors j'y suis plus attentive aujourd'hui, je ne sais pas. En tous cas c'est pour te dire que tu n'es pas le seul qui fonctionne comme ça.

    Pour ne pas faire péter un ballon qu'on gonfle, il faut relâcher de l'air le plus souvent possible. Donc continuer à pédaler en bas pour que ça pédale moins là-haut. :)
    Et puis peut-être voir à moins le gonfler aussi... prends soin de toi hein. <3

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    1. Et ben tu vois cette aprem je me suis appliqué a lever les yeux dans cette fameuse montée, j'y ai remarqué deux trois trucs auxquels j'avais pas fait attention jusqu'ici, d'abord peut-etre un départ de balade bien que hyper-pentue, ensuite un petit chalet bien planqué avec une voiture qui semble bachée depuis un bout de temps,j'immagine un mystère la dessous , et en cours de route la facade d' une etrange petite batisse , completement incluse dans la colline :)


      Ben tu rumines quoi toi ?
      Mais non: leve le nez ;)

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  2. Ah chouettes tes découvertes! :)
    L'histoire du mystère me fait penser à "La fille du train" si tu ne l'as pas déjà lu.

    Je ne sais plus trop ce que je rumine précisément, je ne mange pas seule ces derniers temps lol et ça me paraît loin et futile. En général c'est le manque de bienveillance ou la méchanceté des autres que je ressasse. Pour le manque de bienveillance ça peut venir de mon entourage, pour la méchanceté c'est nul mais ça vient des réseaux sociaux. Je suis dans quelques groupes chouettes sur Facebook où j'apprends énormément de choses, et il y a toujours des gens pour être méchants, jugeants, acides, sarcastiques... bref, agressifs envers les autres et ça me touche beaucoup de voir des personnes agressées. Donc si j'en ai lu un avant de manger, ça va m'énerver et tourner en boucle.

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    1. Et ça m'arrive particulièrement dans des périodes un peu down au niveau du moral. Je précise parce que dans les périodes où ça va, c'est du positif qui vient de lui-même, pendant que je mange je vais plutôt penser à mon potager (j'en vois une partie par la porte-fenêtre), aux p'tites fleurs qui poussent et qui sont belles et sentent bon, je regarde les oiseaux s'amuser à retourner mon paillage pour y chercher des insectes ou des graines, j'observe aussi les rayons du soleil jouer entre les branches du brugnonier, je fais des plans de semis et de plantation dans ma tête... je lève le nez en fait oui, donc je suis plus dans le présent et dans l'avenir. :)

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    2. ouais la méchanceté sur les réseaux sociaux ... il semble que ça soit inévitable ...je suis toujours surpris de découvrir de l'agressivité même sur des forums de bricolage, plomberie ou autre. "c'est nul" je suppose que comme moi parfois tu te sens un peu truffe de te laisser atteindre par ces dérives un peu débiles ?

      Ca m'a fait super plaisir de t’imaginer le nez en l'air à rêvasser sur ton potager , c'était très agréable à lire merci. bisous.

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    3. Un peu truffe oui de me laisser atteindre par des personnes que je ne connais pas, que je ne côtoie pas en chair et en os, sur un support virtuel. Mais bon, en même temps ils sont réels et ce qu'ils m'apportent est bien concret (une bonne partie de ce que j'ai appris sur le potager par exemple). Bref, dans la vie comme sur le net c'est donnant-donnant : tu fréquentes les humains pour leurs qualités, prends aussi leurs défauts! :D

      Bisous!

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    4. Oh j'avais pas lu ça :( C'est quand j'étais au boulot...
      J'espère que ça va un peu mieux...?

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    5. ça va ça vient.
      là ça va :)
      Thanks for caring :biz:

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